Le casse-tête des sports additionnels
Alpes 2030 : le casse-tête des sports additionnels Les organisateurs des Jeux dans les Alpes françaises 2030 planchent sur les disciplines
Alpes 2030 : le casse-tête des sports additionnels
Les organisateurs des Jeux dans les Alpes françaises 2030 planchent sur les disciplines additionnelles qui seront présentes lors des Jeux. D’ores et déjà, les polémiques enflent entre les tenants de la tradition et les serviteurs de la modernité. Pourtant, une seule chose prévaut pour les organisateurs : ces Jeux doivent surprendre, quitte à bousculer les esprits chagrins.
Interrogés lors de la dernière réunion de la Commission exécutive du CIO, les organisateurs d’Alpes françaises 2030 se sont montrés rassurants en dépit des contraintes qui pèsent sur le budget de l’événement. Les travaux sur le schéma directeur des Alpes françaises 2030 progressent et des discussions sont déjà en cours avec des partenaires commerciaux potentiels.
Bref, tout se déroule comme prévu même si un groupe de citoyens, de députés et d’organisations sociales a déposé des plaintes à Paris, Lyon et Marseille pour exiger un débat public. Ils dénoncent l’impact environnemental et l’absence de consultation préalable.
L’autre chapitre important concerne le programme sportif complet pour 2030. Il est attendu pour décembre. En revanche, la commission exécutive du CIO a décidé de reporter la décision finale après les Jeux de Milan Cortina 2026, s’agissant du programme officiel. Deux disciplines sont en effet sur la sellette : le slalom géant parallèle en snowboard et le combiné nordique (photo).
Comme ces deux disciplines sont au programme de Milan Cortina 2026, il sera temps d’en évaluer l’intérêt sportif et médiatique. S’agissant du combiné nordique, la commission du programme olympique a déjà entamé une réflexion sur le sujet. La question se pose de savoir s’il est nécessaire de préserver la tradition ou éliminer un sport qui n’est pas mixte et pratiqué dans peu de pays.
Des disciplines additionnelles atypiques
Mais la grande question qui agite les organisateurs des Jeux dans les Alpes françaises 2030, c’est celle des disciplines additionnelles, les sports invités à la fête.
Traditionnellement, les Jeux d’hiver doivent rassembler des sports qui se pratiquent sur neige ou sur glace. Or, voilà qu’on évoque la possibilité de faire disputer aux Jeux d’hiver des sports de salle, comme le handball, le basket-ball ou le volley-ball. L’idée n’est pas absurde, mais il est encore un peu tôt pour l’envisager à court ou moyen terme.
En revanche, des sports de montagne ou d’hiver, comme le cyclo-cross et le Gravel en cyclisme, ou le cross-country et le trail en athlétisme, semblent avoir le vent en poupe. S’agissant de ces quatre sports « tendance », leur popularité n’est plus à démontrer. Le patron du COJOP, Edgar Grospiron, y est très sensible, lui qui veut faire des Jeux 2030, un événement historique. « Les Jeux sont un formidable laboratoire. En France, nous avons toujours eu un esprit pionnier pour faire bousculer, changer les lignes », a-t-il indiqué.
Ajoutons que ces nouveaux sports permettraient à de nouvelles nations d’intégrer le programme olympique d’hiver.
D’autres disciplines additionnelles neuves
Une chose est certaine, 1 ou 2 de ces sports complémentaires seront retenus en plus de 2 ou 3 disciplines de neige et de glace comme de tradition. Le ski alpinisme, le ski de vitesse, l’ice-cross (photo), le freeride, le télémark, l’escalade sur glace, voire le kitesurf, sont les disciplines les plus citées. Les Jeux de Paris 2024 ont placé la barre très haute et l’ancien champion de ski acrobatique est convaincu qu’il doit faire encore mieux.
Bien sûr, les tenants de la tradition ne lui feront pas de cadeaux. Grospiron a déjà reçu une lettre d’opposants qui voit dans ce projet « une forme de déviance ». Or, les Jeux ont le devoir de mobiliser les foules et les jeunes générations en particulier.
Les Jeux modernes ont 130 ans d’existence et ils doivent durer encore et toujours. C’est un devoir, voire une obligation au moment où l’on voit apparaître des compétitions concurrentes qui n’ont ni l’intérêt, ni l’esprit des Jeux et encore moins l’universalité du Mouvement olympique ?
La commission de coordination « Alpes françaises 2030 »
Le CIO a nommé les membres de la commission de coordination des Alpes 2030, présidée par le Belge Pierre-Olivier Beckers-Vieujant (photo) depuis octobre 2024. Il occupait cette fonction lors des Jeux de Paris 2024.
Parmi les sept membres du CIO, le dernier issu du comité international paralympique (IPC) restant à désigner, figurent le britannique Johan Eliasch, président de la Fédération internationale de ski et candidat malheureux à la présidence du CIO en mars dernier, l’Italien Ivo Ferriani, président de la Fédération internationale de bobsleigh, l’Australien Ian Chesterman, la Suédoise Frida Hansdotter Jansson, le Coréen Jae Youl Kim et la Princesse Nora de Liechtenstein, doyenne des membres du Comité international olympique (CIO).
Grindler Gilles 25 septembre 2025
– En ce qui concerne la disparition du combiné nordique ce serait agir en contradiction avec l’avenir. Cette activité se pratique toute l’année, soit en ski-roues, soit sur des tremplins aménagés pour l’été. Malheureusement c’est l’avenir. Les compétitions et les entrainements sont réguliers 12 mois sur 12.
– Les consultations sont réduites à des réunions politiques qui freinent plus qu’elles enrichissent le paysage sportif. Rien de nouveau.
– Les sports d’hiver, qui sont donc pratiqués en hiver, trouvent parfaitement leur place dans les Jeux Olympiques d’hiver. Il n’y a nul besoin de palabrer pendant un siècle si ce n’est de pouvoir se rencontrer afin de partager un bon repas.
Pingback:Les sports d’hiver se prépare à la résistance | DICOLYMPIQUE 13 novembre 2025
Pingback:Deux disciplines menacées pour 2030 | DICOLYMPIQUE 9 février 2026