Des réseaux sociaux oui, mais sous surveillance
Le CIO a publié ses lignes directrices officielles en matière de médias sociaux et numériques pour permettre aux athlètes de
Le CIO a publié ses lignes directrices officielles en matière de médias sociaux et numériques pour permettre aux athlètes de partager leur expérience des Jeux Olympiques sur leurs comptes numériques personnels. Ils visent à protéger l’intimité des champions mais aussi les titulaires de droits télévisés.
Avant les Jeux olympiques de la jeunesse de Gangwon 2024 qui débutent vendredi et dans la perspective des Jeux olympiques fin juillet prochain, le CIO vient de publier ses directives vis à vis des athlètes accrédités concernant les réseaux sociaux. Les enregistrements qu’ils seront amenés à publier devront être d’une durée maximale de deux minutes par publication.
En aucun cas, ces enregistrements seront autorisés à utiliser du contenu en direct ou généré par l’intelligence artificielle (IA). Toutes les publications doivent respecter les valeurs olympiques et la vie privée d’autrui. Ils ne doivent pas être « discriminatoires ou obscènes ». Ils doivent également protéger les droits acquis par les networks qui paient de très grosses sommes pour disposer des images exclusives de l’événement.
Cette autorisation de publication est assez large puisque les athlètes pourront filmer les cérémonies d’ouverture et de clôture, les célébrations au Parc des Champions, au Village olympique, sur les sites d’entraînement et de compétition, conformément aux règles publiées par le CIO. Toutefois, s’agissant des sites de compétition, les publications ne seront autorisées que jusqu’à une heure avant le début de l’épreuve ou après que l’athlète ait quitté la zone mixte (presse) et la zone de contrôle antidopage.
Tout n’est pas à montrer
Ajoutons que dans le cadre de la protection à la vie privée, si un athlète souhaite partager des photos, audio ou vidéo du village olympique avec d’autres personnes sur ses réseaux sociaux, il doit au préalable obtenir leur consentement, prévient le CIO. Les « zones réglementées », comme les zones médicales, sont exclues de tout enregistrement.
Les photos ne peuvent être prises qu’avec le smartphone de l’athlète. Dans le respect de la fameuse règle 50 de la charte olympique aucun contenu commercial ne peut être inclus. Cependant, les athlètes peuvent exprimer leur gratitude à leurs sponsors sans inclure de vidéo ni faire la promotion de produits ou de services.
Autre détail important, les compétitions, les remises de médailles ou entraînements de tiers sont exclus de toute publication.
Voilà pour le chapitre concernant les athlètes qui restent néanmoins invités à faire partager leurs impressions auprès de leurs fans. S’agissant des autres personnels accrédités comme les entraineurs et l’entourage des athlètes, les règles sont encore beaucoup plus strictes et le cadre de publication très étroit.
Le CIO a déjà mis en place un service de protection contre la cyberintimidation. Il signale en temps réel tout contenu offensant à l’encontre des sportifs sur les réseaux sociaux. Il y aura également un espace de santé mentale dans le village olympique où un personnel spécialisé apportera soutien et conseils aux athlètes victimes de cyberintimidation ou autres.
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