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Les Premières Nations piloteront Vancouver 2030

Le comité de candidature de Vancouver 2030 a dévoilé son concept « dirigé par des autochtones », en commençant par une cérémonie au centre culturel Squamish Lil’wat à Whistler. Les peuples autochtones sont les membres des Premières nations jadis appelés «indiens», un terme considéré aujourd’hui comme péjoratif.

 

C’est ainsi que les villes de Vancouver et le Resort de Whistler ainsi que le Comité olympique canadien (COC) et le Comité paralympique canadien s’engagent à travailler aux côtés des peuples des Premières Nations pour organiser l’événement pour la deuxième fois après les Jeux de Vancouver 2010. Tous disent avoir appris des erreurs du passé.

 

Des représentants des peuples Lil’wat, Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh – constituant les quatre groupes principaux des Premières Nations – étaient naturellement présents. On précise qu’à l’occasion des Jeux de 2010, les quatre Premières nations n’avaient pas été écoutées en raison de dissidences au sein de leurs communautés. Certains craignaient que les Jeux créent un tourisme indésirable et une spéculation immobilière sur leurs territoires.

 

Aujourd’hui plus de la moitié des populations autochtones ne vivent plus dans les réserves, mais dans les grandes villes du territoire.

 

Wayne Sparrow, le chef des Musqueam a déclaré : « Alors que nous naviguions dans la phase de faisabilité, nos Nations ont travaillé, non seulement pour déterminer s’il est possible d’accueillir, mais pour vraiment explorer ce que cela signifierait d’accueillir un événement dirigé par des Autochtones. 

 

Les responsables de la candidature ont ajouté qu’ils chercheraient à mettre en œuvre le principe de la septième génération. C’est une philosophie qui consiste à regarder sept générations en arrière et sept générations en avant lors de chaque prise de décisions.

Non plus deux mais trois sites olympiques prévus

L’autre concept fort du projet Vancouver 2030 c’est qu’il serait positif pour le climat et qu’il utiliserait tous les sites existants ayant servis aux Jeux de 2010 plus un, celui de Sun Peaks près de Kamploops à 200 km au nord de Vancouver.

Il est en effet prévu que les sports de neige se dérouleront à Whistler mais seront répartis sur deux pistes pour permettre une flexibilité météorologique.  Les événements de freestyle seraient eux organisés à Sun Peaks. Ce projet permettrait de faire face aux conditions météo parfois changeante dans la région et d’offrir une diversification des pistes. Le projet serait de l’utiliser comme hôte potentiel de la Coupe du monde dans les années à venir.

 

Les coûts spécifiques devraient être définis à la mi-juillet et le processus de candidature sera travaillé jusqu’à l’automne. Après quoi, il sera présenté définitivement au Comité international olympique (CIO). Il ne devrait pas connaître d’opposition puis que le conseil municipal de Vancouver a jusqu’à présent rejeté toute demande de référendum public sur la candidature olympique.

 

Les membres du CIO désigneront l’an prochain à Mumbai la ville-hôte des Jeux d’hiver de 2030. Trois autres villes sont concurrentes du projet canadien : Salt Lake City aux États-Unis, Sapporo au Japon et Pyrénées-Barcelone en Europe.

 

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