COVENTRY Kirsty (1983) Zimbabwe

COVENTRY Kirsty (1983) En accédant à la présidence du CIO, Kirsty Coventry réalise deux performances en plus de toutes celles réalisées

COVENTRY Kirsty (1983)

En accédant à la présidence du CIO, Kirsty Coventry réalise deux performances en plus de toutes celles réalisées auparavant dans les bassins de natation olympiques. Elle devient, non seulement la première femme à accéder à la tête de l’organisation mondiale du sport, mais elle est également une ancienne grande championne olympique, deux fois médaillée d’or à Athènes 2004 et Pékin 2008.
Celle que l’ancien président zimbabwéen Robert Mugabe appelait « une fille en or » perçoit une aide de la solidarité olympique pour aller étudier l’art aux États-Unis. Elle dira plus tard que cette aide était essentielle pour soulager la pression financière pour ses parents. Tout au long de son mandat, elle veillera sûrement à maintenir un haut niveau de prestation à l’enveloppe solidaire.

 

La vie de l’ancienne nageuse bascule après sa carrière sportive lorsqu’elle se présente à l’élection à la commission des athlètes du CIO en 2012. Elle n’est pas simplement choisie, mais elle accède directement à la fonction de dirigeante. C’est ce rôle qui va lui permettre de s’émanciper au sein de l’administration du sport et qui va séduire le président du CIO, Thomas Bach.
Soucieux de donner davantage de responsabilités aux femmes au sein du CIO, il donne les clés de la commission d’évaluation des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026 à Kirsty Coventry. Parallèlement, elle veille à l’avenir extrasportif des athlètes de haut niveau afin de faciliter leur reconversion. C’est ce chantier qui va lui permettre d’acquérir une véritable notoriété et une grande estime auprès de ses condisciples.

La montée en flèche

En 2018, elle devient ministre de la Jeunesse et des Sports du Zimbabwe dans le gouvernement d’Emmerson Mnangagwa. Il faut dire que, depuis ses succès olympiques et sa reconversion, Kirsty Coventry, issue de la minorité blanche, fait beaucoup pour le rapprochement entre les deux communautés du pays.

En 2021, à la fin de son mandat au sein de la Commission des athlètes, Thomas Bach fait adouber Kirsty Coventry comme membre individuel du CIO. Quelques mois plus tard, elle est élue à la vice-présidence de l’organisation. Dans la foulée, elle hérite de la commission d’évaluation de Brisbane 2032. La voilà, cette fois au cœur du pouvoir sportif mondial.

 

Quatre ans plus tard, elle se présente à la succession de Thomas Bach et elle est élue dès le premier tour de scrutin face à 6 rivaux masculins, dont Juan Antonio Samaranch Jr, le fils de l’ancien président du CIO, qui arrive en deuxième position.

Un espoir pour les athlètes

Sa jeunesse, ses origines, femme et Africaine, lui permettent de donner un nouvel élan à l’organisation mondiale du sport. La Zimbabwéenne se montre pour l’heure très attentive à la situation des athlètes en particulier, car elle sait comment le financement peut différer d’un pays à l’autre et comment cela affecte les athlètes.

Au cours de sa campagne, elle a dit comprendre la priorité de chaque membre du CIO et entend leur permettre d’exister au sein du mouvement olympique. Elle a déclaré après son élection « Je serai à la tête du CIO avec fierté et je veux porter des valeurs dans mon cœur. Je vous rendrais fier ».

 

Après son élection, Kirsty Coventry s’est donné un an pour définir son projet et le mettre en œuvre. Elle a engagé toutes les forces vives du CIO pour débattre, consulter et finalement décider. Ses deux chantiers prioritaires concernaient le mode de sélection des hôtes des Jeux olympiques et la protection de la catégorie féminine. Dans la foulée, trois chantiers sont venus s’ajouter. Ils portent sur l’évolution du programme olympique, l’avenir des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) et le modèle économique de l’instance.

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