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MALADIE

Devenir médaillé aux Jeux relève presque toujours de l’exploit. Il faut de l’entraînement, de la persévérance, du talent et souvent de la chance. Mais que dire de ceux pour qui le titre olympique relève du miracle. Ceux atteint de maladie dans leur petite enfance et qui à force de courage, d’abnégation se sont hissés au firmament de leur discipline. Le plus célèbre d’entre eux, c’est Ray Ewry, l’un des plus primés aux Jeux. Ray Ewry a remporté huit médailles d’or et deux aux Jeux intercalés alors que l’Américain, atteint de poliomyélite, n’a retrouvé l’usage de ses jambes qu’à l’adolescence.

Même cas de figure avec l’haltérophile Américain Charles Vinci, deux fois champion olympique à Melbourne et Rome après avoir soulevé des tonnes de fontes pour guérir d’une poliomyélite.

Le nageur australien John Konrads lui avale des longueurs de bassin pour guérir de sa polio. Il deviendra le meilleur nageur du pays avant de devenir champion olympique du 1500 m à Rome 1960.

Que dire également de Georges Eyser, triple champion olympique de gymnastique en 1904 et qui était unijambiste après avoir été percuté par un train.

Plus récemment, Kierens Perkins, double champion olympique du 1500 m en 1992 et 1996 souffrait de névralgie phrénique. Cette affection qui se situe à la base du thorax le gênait fortement lors des rotations au moment du virage. Dans un 1500 m, il faut pourtant le faire à trente reprises.

Citons également le cas du nageur Américain Gary Hall Jr contraint de se piquer à l’insuline tous les jours pour soigner son diabète. Il remportera deux médailles d’or sur 50 m nage libre à Sydney et Athènes et trois autres en or également avec le relais Américain, sans parler des autres médailles d’argent et bronze.

Citons encore l’exemple de la cavalière Danoise Lis Hartel (notre photo), qui devient paralysée des jambes alors qu’elle est enceinte de son premier enfant. Après des mois d’entraînement, elle parvient à remonter à cheval et guider son animal avec seulement le poids du corps. Elle sera deux fois vice-championne olympique dans les années cinquante.

On trouve également des sportifs tout aussi méritants aux Jeux d’hiver, comme Tenley Albright, championne olympique de patinage artistique en 1956 et qui subit une attaque de polio au début de l’adolescence. Elle se mit au patinage pour retrouver de la force musculaire.

Autre patineur le Canadien Scott Hamilton, qui lutte pendant l’enfance contre une maladie qui stoppe sa croissance. Il devient champion olympique à Sarajevo 1984 et réalise un saut qu’aucun autre patineur n’exécute à l’époque, le backflip.

Ces champions étaient capables de se sublimer pour guérir de leur maladie et pouvoir ensuite toiser leurs rivaux du haut de la plus haute marche.

Enfin on retiendra que le plus grand champion olympique de tous les temps, l’Américain Michael Phelps était soigné à la ritaline pendant son enfance et son adolescence qui est un remède contre l’hyperactivité, une maladie d’ordre neurologique. Ce médicament permet de réduire le trouble de l’attention et de l’impulsivité. Il a su en conserver suffisamment pour remporter la bagatelle de 23 médailles d’or et quelques autres d’argent et de bronze.

Un record qui n’est pas prêt de tomber !

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