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NATURALISATION – Maux du sport

Il n’est pas rare d’assister de plus en plus à la naturalisation d’athlètes qui changent de pays pour participer aux Jeux. Ainsi de nombreux sportifs africains qui vivent en Europe prennent la nationalité du pays qui les accueille. Citons l’exemple du danois Wilson Kipketer qui a déserté le Kénya pour représenter le petit pays scandinave.

 

C’est encore la Jamaïque qui a vu partir nombre de ses représentants à l’étranger et qui sont devenus champions : Lindford Christie pour la Grande-Bretagne, Donovan Bailey pour le Canada ou Merlene Ottey (photo) pour la Slovénie.

 

Toujours dans le domaine de l’athlétisme, on pense à Eunice Barber qui a disputé les Jeux d’Atlanta 1996 sous la bannière du Sierra Leone et les Jeux de Sydney 2000 sous le maillot tricolore de la France.

 

Cuba a demandé aux instances du sport international de sanctionner les athlètes cubains qui changeraient de nationalité pour mieux gagner leur vie à l’étranger. Ainsi, l’île des Caraïbes a obtenu gain de cause avec Niurka Montalvo qui espérait disputer les Jeux de Sydney sous les couleurs Espagnoles alors qu’elle était championne du monde en titre du saut en longueur.

Un règlement à l’appréciation des Comités nationaux

De manière générale, il existe une disposition dans la charte olympique qui oblige un athlète qui change de nationalité à se priver de compétition pendant trois saisons. Mais cette règle est très vite assouplie avec une autre disposition qui laisse aux Comités Nationaux Olympiques (CNO) le droit ou non d’appliquer ce dispositif. De fait, ce texte est complètement désuet cela d’autant que chaque sportif a ses propres raisons concernant le choix de sa nationalité.

 

Il y a souvent un intérêt économique, mais aussi un choix dicté par un conflit avec sa fédération qui ne l’a pas sélectionné, des raisons familiales ou maritales ou une volonté affective de se rapprocher de ses racines.

 

Ainsi en 2004, les organisateurs sportifs grecs ont cherché des athlètes susceptibles d’augmenter les chances de médailles du pays aux Jeux olympiques. Il y avait toutefois une exigence : être de généalogie grecque. Ces derniers étaient recherchés dans des sports quasi inconnus en Grèce comme le baseball, le badminton, le hockey sur gazon et le softball. Le Parlement avait même voté une loi afin de dispenser les candidats à la naturalisation du service militaire.

Tous les sports sont concernés

Outre l’athlétisme, d’autres sports sont concernés. Citons le tennis de table où tous les talents ne pouvant s’exprimer pour la Chine aux Jeux olympiques, nombre de pongistes chinois sont allés chercher fortune et sélections en France ou au Danemark.

 

Citons encore le handball et l’équipe de Grande-Bretagne qui participe aux Jeux de Londres 2012. Étant qualifiée d’office en tant que pays organisateur, la discipline peu connue dans le pays doit recruter des binationaux pour tenter de faire bonne figure. Parmi les quatorze joueurs retenus sur les 800 candidats, il y avait trois français, trois suédois, un norvégien et un allemand.

 

Toujours en handball, l’équipe qatarienne qui participe aux Jeux de Rio 2016 ne prend pas les mêmes précautions que les britanniques quatre ans plus tôt. Elle est composée de trois authentiques qatariens, mais également de onze joueurs d’origine bosnienne, monténégrine, syrienne, croate, égyptienne, espagnole, française et même cubaine. Elle atteindra les quarts de finale un an après avoir joué la finale du Championnat du monde organisé chez elle.

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