Définitivement, sept pays en lice pour 2036
Définitivement, sept pays en lice pour 2036 Le CIO a définitivement clos la liste des pays candidats à l'organisation des Jeux
Définitivement, sept pays en lice pour 2036
Le CIO a définitivement clos la liste des pays candidats à l’organisation des Jeux olympiques de 2036. Ces pays sont : l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Hongrie, l’Inde, le Qatar, la République de Corée du Sud et la Turquie.
Aucune autre nation n’a fait acte de candidature depuis le 6 octobre, date à laquelle le CIO avait fait connaître le nom des prétendants.

L’attribution des Jeux olympiques 2036 sera la première grande décision de l’ère Coventry. Cette dernière a décidé d’une nouvelle procédure, plus transparente que les précédentes attributions dans le cadre de son projet phare « fit for the future ». On se rappelle que la désignation de Brisbane pour 2032 avait suscité bien des controverses.
Même si l’Inde fait figure d’ogre dans cette compétition, deux ou trois autres pays disposent d’atouts tout aussi convaincants et semblent tout aussi déterminés à accueillir les Jeux.
« Le vif intérêt suscité par l’accueil des Jeux olympiques de 2036 montre que les pays du monde entier reconnaissent la valeur sociale et économique durable que les Jeux peuvent apporter aux communautés locales. Nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec les sept parties intéressées afin de les aider à développer leurs projets », a déclaré Kolinda Grabar-Kitarovic (photo). L’ancienne Présidente de Croatie dirige aujourd’hui la commission de futur hôte.
Des candidatures fortes
L’Inde veut des Jeux et le fait savoir haut et fort. Même si le pays aborde la compétition en favori, quelques écueils peuvent nuire à son projet. Non seulement l’Inde ne s’est pas toujours montrée fiable sur le plan organisationnel. En 2010, le pays organisait les Jeux du Commonwealth et ils ont failli être annulés au dernier moment. La corruption, la désorganisation et les retards ont plombé l’organisation.
À l’exception de grands tournois de cricket, le pays n’a pas l’expérience des grandes organisations multisports. De plus, son conflit avec le Pakistan mine sa diplomatie. L’organisation des Jeux du Commonwealth en 2030 aurait pu démontrer que la donne a changé, mais ce sera trop tard, la décision du CIO étant prise en 2029. Autre écueil, mais pas des moindres : l’Inde ne brille pas non plus sur le plan sportif, sinon pour sa capacité à dominer le classement mondial du dopage.
Autre favori, le Qatar, qui a déjà fait la démonstration de sa capacité à organiser de grandes compétitions, comme une Coupe du monde de football, des Championnats du monde de natation, d’athlétisme et de handball. Il lui reste néanmoins à convaincre le CIO de différer les Jeux en dehors de la période estivale, trop chaude et de sa capacité à progresser sur le plan des droits de l’homme.
La Turquie est également une prétendante sérieuse. Éliminée en 2000, Istanbul avait terminé deuxième derrière Pékin, intouchable en 2008 et encore deuxième derrière Tokyo en 2020. Cette fois le pays dispose d’un atout, l’organisation des Jeux européens en 2027 pour démontrer sa capacité à organiser une grande compétition internationale multisport. Elle semble n’avoir qu’un souci, sa capacité à assurer la sécurité des 70 000 sportifs, encadrants et officiels et de plusieurs centaines de milliers de spectateurs.
Enfin, pour compléter cette liste des favoris, l’Allemagne peut faire figure de recours si les trois pays asiatiques venaient à se montrer peu fiables dans les prochains mois. Les Allemands disposent avec Munich d’un site déjà opérationnel. De plus, les plans du nouveau Village olympique qui reste à édifier sont déjà dans les cartons.
Trois autres candidatures plus incertaines
Si la Hongrie avec Budapest dispose elle aussi d’un sérieux bagage et d’une capacité à organiser de grands événements sportifs internationaux, comme des championnats du monde d’athlétisme et de natation, les principaux sports olympiques, elle a deux écueils. La candidature du pays avait été bâtie sur la volonté de l’ancien Premier ministre Viktor Orban. Or, depuis, celui-ci a été prié de quitter le pouvoir. Rien n’indique que son successeur est tout aussi « chaud » pour organiser l’événement. De plus, la population s’est opposée en 2024 à l’accueil des Jeux, là encore, rien n’indique qu’elle sera plus volontaire cette fois-ci.
La candidature de la Corée du Sud est des plus floue. Le Comité olympique sud-coréen a choisi la province de Jeolla du Nord pour organiser les Jeux or, cette dernière fait savoir qu’elle serait prête à jeter l’éponge au profit de son rival d’hier : Séoul. La capitale qui a organisé les Jeux en 1988 dispose de toutes les infrastructures nécessaires. Reste à les moderniser.
Enfin la candidature de l’Afrique du Sud reste elle aussi énigmatique. Longtemps, la ville du Cap paraissait le site privilégié, associé à Johannesburg, capitale économique de la nation « Arc-en-ciel » pour organiser les Jeux. Finalement, les autorités olympiques sud-africaines ont fait le choix de la troisième ville d’importance, Durban.
Certes, la ville cotière dispose d’infrastructures importantes, comme le Moses Mabhida Stadium (photo) d’une capacité comprise entre 55 500 et 75 000 places. Mais elle devra composer avec d’autres villes si le pays veut proposer une offre durable et économiquement raisonnable.
Les sept parties concernées présenteront leur projet en novembre. En mars prochain, la commission exécutive du CIO ouvrira la phase de dialogue stratégique. Ceux qui passeront la rampe auront deux ans pour convaincre le CIO, dont le verdict interviendra au milieu de l’année 2029.
