Alpes françaises 2030 : des chantiers à la pelle
Le dossier Alpes françaises 2030 est désormais complet. La lettre d’engagement signée par le Premier ministre Michel Barnier est arrivée
Le dossier Alpes françaises 2030 est désormais complet. La lettre d’engagement signée par le Premier ministre Michel Barnier est arrivée sur le bureau du président du CIO, Thomas Bach comme celui-ci l’avait exigé le 24 juillet dernier. Cette lettre lève toutes les restrictions concernant l’accueil des jeux d’hiver 2030 en France. Désormais, place aux grands chantiers afin d’être pleinement opérationnel d’ici 6 ans.
On ne connaît pas encore le montant des garanties fixé par l’état vis-à-vis du CIO. La lettre envoyée par Barnier ne le précise pas. Elles seront fixés en mars 2025 dans le cadre de la loi de finances publiques et que devront adopter les députés. Toutefois, le journal Le Monde avance la somme de 520 millions d’euros. Quant à l’organisation des Jeux, on tablerait sur un budget global de 3 milliards d’euros. 2 milliards pour l’organisation, et un milliard pour la construction des infrastructures.
Ce budget sera donc réparti entre les deux entités en charge de l’exécution du dossier Alpes françaises 2030 : le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) et la Solideo (la société en charge de la construction des ouvrages olympiques).

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Le COJOP pour l’heure n’existe pas. Les décideurs ont encore 5 mois pour désigner le capitaine et constituer l’équipe. Le plus souvent, le nom de Martin Fourcade, nouveau membre français du CIO revient sur la table. Il a le bon profil, mais encore faut-il qu’il en ait envie. Sondé, le quintuple champion olympique réserve sa réponse. Il souhaite notamment avoir les mains libres. Il voudra également ne pas vivre trop loin de sa famille établie à Annecy. Laurent Wauquiez, l’ancien président de la région AURA (Auvergne-Rhône-Alpes) milite pour l’installer à Lyon qui reste un point central entre Paris où tout se décide et Nice, le pôle important des Jeux.
Nice, c’est les Alpes du Sud et le président de la région PACA, Renaud Muselier, milite lui pour qu’une femme prenne les rênes de l’organisation. Il entend se faire entendre avec un slogan « qui paie, décide ».
Quoiqu’il en soit, une tâche très importante attend le président du Comité d’organisation. Il ou elle devra s’entourer d’une équipe solide et compétente, organiser, planifier et chercher des financements privés nécessaires à l’organisation.
Quant à la construction des ouvrages olympiques, elle sera de la responsabilité de la Solideo. Comme pour Paris 2024, ces ouvrages sont peu nombreux. Il faut construire une nouvelle patinoire à Nice, remettre aux normes le tremplin de Courchevel et la piste de bobsleigh, luge et skeleton de la Plagne. Cinq villages olympiques sont envisagés afin que tous les athlètes puissent être logés à 30 minutes maximum de leur site de compétition. Dans le dossier de candidature, on ignore s’ils seront à construire où plus simplement bénéficier du réaménagement de bâtiments existants.
Pour l’heure, le président de la Région Paca, milite pour que le siège de la Solideo soit à Marseille. Ce serait, selon lui, une question d’équilibre géographique et institutionnel avec le siège du COJOP à Lyon.
Voilà pour les premiers chantiers, mais bien d’autres attendent les organisateurs à commencer par le maintien ou nom de Val d’Isère sur la carte des Jeux. Le CIO considère pour l’heure que ce site est de trop. Quoiqu’il en soit, toutes ces questions seront prochainement tranchées. Le Premier ministre, Michel Barnier qui connaît le sujet sur le bout des doigts pour avoir piloté en son temps, les Jeux d’hiver d’Albertville 1992 avec Jean-Claude Killy entend prochainement mettre tout le monde autour d’une table pour en discuter.
Gilles GRINDLER 10 octobre 2024
J’arrive d’Italie pour 2026. Je répète une fois encore que le pire danger des Jeux Olympiques est l’éclatement des sites. Piné qui avait obtenu les épreuves de patinage de vitesse s’est désistée. Non sans compensation puisque les 50Md’€ qui leurs avaient été alloués reste dans la commune, ce qu’a refusé Cortina d’Ampezzo !
Grenoble essaye de se faire entendre, plutôt le COLJOG, afin d’organiser l’épreuve de vitesse sur l’anneau le seul en France. et ainsi éviter que ce soit les Pays Bas ou l’Italie qui récupèrent cette épreuve !
Gilles Grindler Président du COLJOG.
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