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TRÊVE SACRÉE et TRÊVE OLYMPIQUE

Dès le 9ème siècle avant J-C, une trêve olympique avait été décrétée pour permettre aux athlètes et aux pèlerins de se rendre sans danger dans le sanctuaire d’Olympie pour assister aux épreuves.   Pouvait participer aux Jeux de l’Antiquité tout grec libre de condition, non coupable de crime et délivré de malédiction divine. C’est ainsi que les hostilités étaient suspendues pour deux mois, le temps que ceux qui désiraient participer aux Jeux se rendent à Olympie. Ceux qui avaient enfreint la trêve sacrée étaient exclus des Jeux et devaient payer une forte amende qui servait à embellir le temple de Zeus.   Lors de la réhabilitation des Jeux modernes, l’humaniste Pierre de Coubertin a institué le principe d’une trêve olympique afin que les combats cessent dans les régions en guerre pendant la durée des Jeux. Si le principe en a souvent été admis, il n’a pas toujours été respecté. Toutefois, en 2000, les Nations Unis (ONU) ont admis le principe d’une résolution destinée à promouvoir la paix dans le monde aux moment des Jeux. Cette résolution est activée ainsi tous les deux ans depuis cette date à l’occasion des Jeux olympiques d’été ou d’hiver. À l’occasion des Jeux d’Athènes 2004, la Grèce ne pouvait manquer le principe d’inaugurer un centre international de la trêve olympique. Près de 200 pays ont déjà adhéré à l’idée d’une trêve pendant la durée des Jeux. C’est cet accord qui a inspiré le rapprochement entre les athlètes olympiques Américains et Cubains et qui a permis de faire défiler côte à côte les athlètes Sud et Nord-coréens dès les Jeux de Sydney 2000. En revanche, les Grecs avaient émis l’idée de faire passer la flamme olympique dans toutes les régions en conflit. Cette idée n’a pas été retenue.
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