Les Paralympiques privés aussi de spectateurs
Même si le premier ministre Japonais Yoshihide Suga l'avait souhaité, les spectateurs ne devraient pas être autorisés sur les sites
Même si le premier ministre Japonais Yoshihide Suga l’avait souhaité, les spectateurs ne devraient pas être autorisés sur les sites paralympiques de Tokyo 2020 comme lors des Jeux olympiques. Le Comité international paralympique (IPC) doit se prononcer en début de semaine prochaine, mais la décision semble déjà actée.
Les compétitions à Tokyo et dans les préfectures voisines de Saitama et Chiba – actuellement en état d’urgence – devraient donc se dérouler à huis clos.
En revanche, les compétitions de cyclisme à Izu pourraient accueillir du public comme lors des Jeux olympiques, soit environ 1800 personnes par jour, c’est à dire 50% de la capacité du site.
Le Japon vient d’enregistrer plus de 18.000 cas de COVID-19 – un nouveau record pour le deuxième jour consécutif – tandis que Tokyo a enregistré son deuxième chiffre le plus élevé à ce jour avec 4989 infections. Les quatre derniers jours du relais de la flamme paralympique n’auront pas lieu sur les voies publiques en raison de la crise sanitaire.
Les organisateurs discutent toujours de l’opportunité d’autoriser les élèves participant aux programmes scolaires à entrer sur les sites, même si les Jeux paralympiques se déroulent à huis clos.
Aux Jeux paralympiques, les athlètes participeront à 539 épreuves dans 22 sports puisque le badminton et le taekwondo feront leurs débuts paralympiques.
Les Jeux paralympiques se termineront le 5 septembre. 168 pays et régions y participent, c’est un nouveau record. Jusqu’à présent, le plus grand nombre de pays ou régions à participer à ces jeux était de 164 à Londres 2012. Les tout premiers Jeux paralympiques se sont déroulés en Angleterre à Stoke Mandeville à l’initiative du Docteur Ludwig Guttmann.
En bref
Marcell Jacobs fait un break
Le surprenant vainqueur du 100 m des Jeux de Tokyo 2020, Marcell Jacobs a repris l’entrainement cette semaine après ses exploits olympiques qui l’ont conduit deux fois sur la plus haute marche du podium du 100 m et 4 x 100 m avec le relais italien.
Fatigué et souffrant d’un genou, le champion italien a décidé de mettre un terme à sa saison 2021. Il ne participera pas comme prévu à trois meetings de la Golden League comme envisagé initialement.
Jacobs a même annoncé sur les réseaux sociaux qu’on ne le reverrait plus sur les stades jusqu’en 2022. Le temps aussi pour lui de digérer le tourbillon médiatique qui a été le sien ces 15 derniers jours.
Le pentathlon moderne va revoir le règlement de l’équitation
L’Union internationale de pentathlon moderne (UIPM) va se pencher sur une de ses 5 épreuves, l’équitation, après les nombreux incidents s’étant déroulés pendant la compétition olympique. On sait que l’entraîneure allemande Kim Raisner a été exclue des Jeux pour avoir frappé le cheval de sa protégée, Annika Schleu qui refusait de sauter un obstacle.
Dans cette discipline, c’est la Fédération Internationale qui fournit les chevaux et les concurrents n’ont que 20 minutes pour les apprivoiser avant la compétition. Le même cheval avait également fait un refus d’obstacle pour la russe Gulnaz Gubaydullina, ruinant ses espoirs de médaille.
L’UIPM a promis de prendre des mesures rapides afin de renforcer la protection et le bien-être des chevaux. De plus, les règles de la compétition s’adapteront au nouveau format de pentathlon moderne de 90 minutes qui comportera moins de sauts avec des obstacles moins haut.
Un premier cas de variant Lambda au Japon
Une femme venant du Pérou et ayant atterri à l’aéroport d’Haneda (photo) le 20 juillet dernier est le premier cas au Japon du variant Lambda.
Elle s’est rendue au Japon pour être associée à l’organisation des Jeux olympiques de Tokyo. Elle disposait d’une accréditation.
Ce variant est considéré comme l’un des plus contagieux et des plus résistants aux vaccins.