Français FR English EN Italiano IT

… Il ne restait que trois secondes !

Si ce Belov là n’est pas resté dans les grands livres d’histoire du basket mondial en comparaison de son illustre compatriote et partenaire en équipe nationale Sergueï Belov, c’est tout simplement parce que le joueur est mort jeune, d’une maladie rare.

Pourtant en peu d’année, Aleksandr Belov (1951 – 1978) a marqué le basket de son empreinte. Il a été le joueur vedette du Spartak Leningrad qui a remporté trois finales européennes de Coupe des vainqueurs de coupe entre 1971 et 1975. D’ailleurs, le club porte aujourd’hui son nom en sa mémoire.

 

Aleksandr Belov (14) et Sergueï Belov (10)

Mais le plus bel exploit de Belov, c’est le panier qu’il inscrit lors des Jeux de Munich 1972 lors de la finale des Jeux olympiques à la dernière seconde du match qui oppose l’URSS aux États-Unis en pleine guerre froide.

 

Ce panier permet aux soviétiques de l’emporter 51 à 50 et cela sera un traumatisme pour le basket américain pendant des années.

Il faut dire qu’il restait 3 secondes à jouer dans ce match et que les Américains menaient d’un point.

Pourtant, une faute dans les ultimes secondes va tout contrarier.

Trois secondes d’une vie

On va les rejouer trois fois car des discussions houleuses, des temps morts non accordés ou bien encore le chronomètre qui ne démarre pas à temps vont perturber ces ultimes instants.

 

Finalement, la troisième est la bonne. Belov hérite d’un ballon qui vient de traverser le terrain et il marque sans opposition. Les américains posent une réclamation, en vain. Les soviétiques obtiennent leur médaille d’or. Les Américains, en guise de protestation, n’accepteront pas leur médaille d’argent. Elles sont toujours dans un coffre-fort au siège du CIO à Lausanne, en Suisse.

 

Cette finale, ainsi que la préparation de l’équipe soviétique de basketball, est l’objet du film sorti en 2021 « Trois secondes » (voir bande-annonce ci-dessous).

 

Quant à Aleksandr Belov dont le destin n’avait rien d’ordinaire, il a été accusé de contrebande d’icônes orthodoxes quelques années plus tard, lors d’un voyage du Spartak en Italie. Il a perdu toutes ses décorations et a été expulsé de l’équipe nationale. Un an après, il est redevenu international, mais il a dû quitter le stage en raison de fortes douleurs à la poitrine. Il est mort deux mois plus tard à 27 ans, d’un sarcome, un problème cardiaque.

 

 

 

POSTER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Français FR English EN Italiano IT