Sueurs froides pour la patinoire olympique
Sueurs froides pour la patinoire olympique Après avoir réussi à construire une piste de bobsleigh en un an et demi et
Sueurs froides pour la patinoire olympique
Après avoir réussi à construire une piste de bobsleigh en un an et demi et la rendre très compétitive, les organisateurs des Jeux de Milan Cortina sont cette fois confrontés à un autre problème de taille. La patinoire olympique qui doit accueillir notamment le tournoi de hockey n’est pas terminée. Là encore, une course contre la montre est engagée.
Lors des Jeux de Milan Cortina 2026, les matches de hockey sur glace seront disputés dans deux patinoires : la principale, l’Arena Santa Guilia, flambant neuve, et celle du Milano Rho Ice Hockey Arena. Compte tenu du nombre de matches très élevé des compétitions masculines et féminines, ces deux équipements sont nécessaires.

Maquette intérieure de l’Arena Santa Giulia
Or, si le Milano Rho Ice est opérationnel, ce n’est pas le cas de l’Arena Santa Guilia. Le tournoi international junior, qui devait s’y dérouler et qui devait servir de test, n’a pas pu s’y tenir. Cet événement visait non seulement à tester la surface de jeu, mais aussi à s’assurer que les accès publics soient opérationnels. Il a dû être déplacé à la Rho, qui n’est prévue que pour les matches secondaires.
Dotée d’une capacité de 14 000 places assises, la patinoire Santaguilia est construite à l’initiative d’une entreprise privée. Elle a été pensée pour offrir une expérience immersive et dynamique pour les spectateurs. C’est l’architecte britannique David Chipperfield qui l’a dessinée. Construite à partir de 2022, elle devait être achevée à l’automne 2025. Or, cet édifice elliptique et qui comporte trois anneaux flottants n’est toujours pas terminé à deux mois des Jeux.
La NHL sceptique
Non seulement la patinoire n’est pas terminée, mais les responsables de la NHL, la ligue nord-américaine qui a consenti à libérer ses meilleurs joueurs, pour leur permettre de disputer le tournoi olympique avec leurs équipes nationales, se montre circonspecte. Le commissaire Gary Bettman, qui représente la ligue nord-américaine, a exprimé son inquiétude face aux retards de construction qui remontent à 2023. Il a également exprimé des doutes quant aux dimensions de la patinoire.
La glace fait un mètre de moins que les patinoires américaines et sa largeur est identique. Mais, compte tenu de la vitesse de plus importante du jeu, il avait été convenu qu’elle ferait 30 m de large. Elle n’en fait que 26. Qu’importe, les joueurs devront porter un protège-cou à l’initiative de la Fédération internationale (FIH). Cet équipement de sécurité n’est pas inutile lors des chocs souvent violents dans ce sport.
Si en façade, les dirigeants italiens se montrent confiants, considérant que l’Arena sera prête un mois avant le début des Jeux, comme l’admet Andrea Varnier, le patron du Comité d’organisation. Le directeur des opérations des Jeux olympiques, Andrea Francisi, est plus circonspect. Il admet qu’il « n’y a pas de plan B ». « Nous devons donc impérativement être en mesure d’organiser la compétition de manière irréprochable à Santa Giulia», a-t-il conclu.
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