À un mois des Jeux, l’Italie respire un peu mieux
À un mois des Jeux, l'Italie respire un peu mieux Malgré les craintes de retards qui freinent l'élan des Jeux olympiques
À un mois des Jeux, l’Italie respire un peu mieux
Malgré les craintes de retards qui freinent l’élan des Jeux olympiques d’hiver, à un mois du coup d’envoi, le gouvernement italien, par la voix de son ministre des Sports, respire un peu mieux.
La Santagiulia Arena de Milan, où se dérouleront les principales rencontres de hockey sur glace, a été mise à l’épreuve ce week-end avec les demi-finales de la Coupe d’Italie. Le premier match a toutefois été brièvement interrompu en première période en raison d’un trou dans la glace près d’un but. Il a été rapidement réparé.
Tous les observateurs se sont montrés satisfaits de la qualité de la glace. En premier lieu, le président de la Fédération internationale de hockey sur glace, Luc Tardif. Ce dernier a toutefois déclaré que la patinoire pourrait accueillir 11 800 spectateurs au lieu des 14 000 prévus, mais que les conditions de jeu seraient optimales. Ces dernières semaines, des inquiétudes quant à savoir si le nouveau palais des glaces serait fini à temps s’étaient manifestées.
L’autre grosse inquiétude concernait la production de neige artificielle avec des problèmes techniques sur le site de Livigno où se dérouleront les épreuves de ski acrobatique et de snowboard, ainsi que sur la piste du Stelvio à Bormio, siège des épreuves de ski alpin masculin. Là encore, le franchissement des températures a permis une production abondante en journées, alors que la neige ne pouvait jusque-là être produite que de nuit.
Abodi optimiste
« La cérémonie du 6 février sera un spectacle magnifique et marquera le début de cette aventure, une aventure faite non seulement d’événements sportifs, mais aussi d’humanité, d’interaction sociale et d’échanges pacifiques, prouvant qu’une autre façon de vivre ensemble est toujours possible ». Andrea Abodi (photo), le ministre italien des Sports, en est persuadé, au soir du 6 février prochain, le pays aura rattrapé tous ses retards afin d’organiser les meilleurs Jeux d’hiver qui soient.
« Notre mission est de prendre les meilleures décisions possibles pour que ce grand événement puisse être vécu, partagé et accessible à tous. Cela implique une énorme responsabilité. »
Ces Jeux olympiques seront les plus vastes jamais organisés géographiquement, couvrant plus de 22 000 kilomètres carrés. Ils sont également conçus comme un modèle pour l’avenir, notamment pour les Jeux d’hiver, où les contraintes organisationnelles devront être soigneusement gérées tout en minimisant l’impact environnemental.
Abodi insiste toutefois : tous les regards se tourneront, inévitablement et à juste titre, vers les athlètes, ceux pour qui cette scène a été construite. « Ils s’entraînent depuis quatre ans. Les Jeux ont une magie unique, et chacun rêve d’une médaille », a-t-il ajouté, se remémorant son expérience à Paris 2024, où il a pu vivre les Jeux de l’intérieur. « Quand on fait partie de la machine organisationnelle », a-t-il remarqué, « on comprend vraiment l’ampleur et la grandeur de l’événement. »
Selon la déclaration du ministre, « deux milliards de téléspectateurs dans le monde suivront Milano Cortina à la télévision, et environ deux millions de spectateurs sont attendus en Italie ».
Cet optimisme contraste toutefois avec la réalité actuelle de la billetterie. À peine plus de 850 000 billets avaient été vendus sur 1,5 million disponibles, selon les données publiées il y a un mois.