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Pression sur le CIO, l’Ukraine met en garde

Le sommet olympique qui s’est tenu vendredi à Lausanne, a convenu de donner suite à une proposition du Conseil olympique d’Asie (OCA) visant à permettre aux athlètes russes et biélorusses de participer à ses compétitions. L’Ukraine se désole de ce projet.

 

La décision prise vendredi par le conseil olympique d’Asie (OCA) a profondément contrarié le ministre des sports d’Ukraine, Vadym Guttsait (photo). Ce dernier insiste sur le fait que « jusqu’à la fin de la guerre en Ukraine, nous ne pouvons pas nous rencontrer lors de compétitions internationales avec les Russes et les Biélorusses ».

De plus, le ministre ukrainien de la Jeunesse et des Sports et nouveau président du Comité national olympique (CNO) en remplacement de Sergueï Bubka souligne son opposition au retour de la Russie et la Biélorussie dans le sport international.

 

De son côté, le CIO navigue sur une ligne de crête. Bien qu’il ait pris des sanctions qui prévoient l’absence d’événements sportifs en Russie et en Biélorussie, le président du CIO, Thomas Bach, insiste sur le fait qu’il doit « explorer les moyens de surmonter ce dilemme » sur la participation des athlètes russes et biélorusses. Il critique notamment ce qu’il perçoit comme une « ingérence politique » des gouvernements.

Pressions politiques élyséennes

Pas plus tard que jeudi, le président du CIO a fait référence à la position du président français Emmanuel Macron qu’il a rencontré lors du sommet du G20 en Indonésie.

Macron a suggéré que « le sport ne devrait pas être politisé » et que « les athlètes de tous les pays, y compris parfois des pays en guerre » devraient être autorisés à participer à des événements majeurs, y compris les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

 

Le président français est depuis fortement critiqué à Kiev. Ce dernier semble avoir adopté une position plus douce vis à vis de Vladimir Poutine que nombre de ses homologues occidentaux. Guttsait a ajouté que « nous n’acceptons pas » son point de vue sur la participation russe et biélorusse au sport et les implications que cela aurait pour Paris 2024.

Et de rappeler que des règles claires existent pour l’admission des grandes nations aux Jeux olympiques. Elle doivent participer aux tours de qualification qui ont déjà commencé dans de nombreuses disciplines.

 

Le ministre ukrainien a également contesté l’argument selon lequel « le sport est en dehors de la politique », citant les commentaires du président du Comité olympique russe Stanislav Pozdnyakov en septembre dernier, lorsqu’il a affirmé que « les athlètes russes devraient être honorés de combattre dans la guerre d’Ukraine s’ils étaient appelés ».

 

Le CIO a néanmoins réaffirmé son soutien aux athlètes ukrainiens, exprimant son espoir pour « une équipe solide du Comité National Olympique d’Ukraine aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et aux Jeux Olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026 ».

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