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Manifester sur un podium olympique : c’est toujours non

Après 11 mois d’enquête et un mois de rédaction, la présidente de la commission des athlètes du CIO, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry a remis son rapport concernant la règle 50. Cette règle de la charte olympique évoque, entre autres, l’interdiction de manifester un soutien religieux, racial ou politique dans un stade olympique.

 

Pour cela, la présidente de la commission des athlètes a sollicité tous les comités nationaux olympiques. 185 des 206 se sont prononcés. 3547 athlètes représentant 41 sports olympiques ont répondu au questionnaire.

 

Ce document a été examiné aujourd’hui par la commission exécutive. Elle a pris position sur ce rapport et considère que les athlètes auront interdiction de protester sur les podiums et les terrains de sport des Jeux olympiques de Tokyo et des Jeux d’hiver de Pékin, en vertu des recommandations de la commission des athlètes.

 

Ainsi des gestes comme ceux des athlètes américains John Carlos et Tommie Smith (photo ci-dessus)– qui avaient levé le poing aux Jeux de Mexico en 1968 en soutien au mouvement Black Power pourraient ainsi être punis.

 

Cette enquête de la commission des athlètes a été décidée à la demande du CIO qui subissait des pressions après la mort de Georges Floyd aux États-Unis. Une mort qui avait entrainé une vague de protestation mondiale, principalement de sportifs américains (photo).

 

Dans un communiqué, le CIO considère : « Les personnes interrogées tendent à penser qu’il est approprié que les athlètes manifestent ou expriment leurs opinions dans les médias, lors de conférences de presse et dans les zones mixtes »… Mais pas dans les stades et sur les podiums olympiques.

Des réponses claires, des interrogations légitimes

Dans le document que le site britannique Insidethegames s’est procuré en avant-première, la commission recommande le maintien de l’interdiction de manifester sur le podium aux Jeux Olympiques, mais a appelé à une « restructuration » de la Règle 50. Elle demande également une plus grande clarté des sanctions en cas d’infraction.

 

Toutefois, le rapport suggère que le CIO « augmente les possibilités d’expression des athlètes pendant les Jeux », notamment en organisant un « moment de solidarité contre la discrimination » lors de la cérémonie d’ouverture.

48% des athlètes interrogés ont jugé cet aspect « important ».

 

Les athlètes demandent à être autorisés à porter des tenues et des vêtements comportant les mots paix, respect, solidarité, inclusion et égalité dans le cadre des limites d’expression qui leur seraient offertes.

De même, il demandent l’adaptation du serment qu’un athlète prononce lors de la cérémonie d’ouverture. Ce serment pourrait inclure des messages sur l’inclusion et la non-discrimination.

 

Enfin, la commission des athlètes du CIO a demandé plus de clarté sur les sanctions qui pourraient être imposées aux athlètes qui enfreindraient cette règle. La commission des affaires juridiques devra clarifier, en temps voulu, l’éventail des sanctions qui seraient imposées.

 

L’article intégral InsideTheGames

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