L’affaire Valieva enfin jugée !

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) s'apprête à juger à partir de demain, la patineuse russe Kamila Valieva. Il est

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) s’apprête à juger à partir de demain, la patineuse russe Kamila Valieva. Il est reproché à la jeune femme un contrôle positif quelques semaines avant les Jeux de Pékin 2022, mais découvert seulement au lendemain de l’épreuve de patinage par équipes des Jeux olympiques. L’équipe russe peut y perdre sa médaille d’or.

 

Lors des Jeux de Pékin 2022, Kamila Valieva, véritable prodige sur glace, championne d’Europe en titre mène l’équipe russe à la victoire dans l’épreuve par équipe. Le lendemain, on apprend, quelques heures avant la remise des médailles qu’un problème juridique affecte la remise des récompenses et qu’elle est différée.

 

Lors d’une compétition domestique en décembre 2021, la patineuse aurait consommé un médicament n’améliorant pas ses performances, mais de nature récréative. Il s’agirait de la trimetazidine, un médicament réservé au traitement symptomatique de l’angine de poitrine.

Cette substance est interdite pendant les compétitions et les entraînements par l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’affaire a été au centre des Jeux de Pékin en raison de l’âge de la jeune patineuse au moment des faits qui pourrait l’exonérer de responsabilité.

Par ailleurs, l’enquête conduite par la RUSADA, l’Agence russe antidopage a totalement innocenté la jeune femme. C’est la raison pour laquelle, l’AMA mécontente de ce jugement demande au Tribunal Arbitral du sport (TAS) de faire toute la lumière sur l’événement, plus d’une année et demie après les faits.

Les américains veulent assister au procès

Les patineurs américains classés deuxième de l’épreuve par équipe et toujours privés de leurs médailles ont écrit au directeur général de la juridiction de Lausanne, Matthieu Reeb.

Ils demandent la possibilité d’assister à l’audition de la jeune patineuse russe en qualité d’observateurs au même titre que le Japon et le Canada qui ont pris respectivement la troisième et quatrième place de l’épreuve et qui sont potentiellement médaillables si Valieva était reconnue coupable et si la Russie était déclassée.

« Nous demandons la transparence dont nous avons besoin et qui nous a été refusée tout au long de ce processus », écrivent les Américains à la fin du mois d’août dernier.

 

Malgré ces demandes, l’audience devant le TAS se déroulera à huis clos et durera 3 jours.

Elle sera présidée par l‘avocat britannique James Drake. Il sera rejoint par un panel d’arbitres du TAS. Il y aura l’Américain Jeffrey Mishkin, nommé par l’Union internationale de patinage (ISU) et l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le Français Mathieu Maisonneuve, professeur de droit public à l’Université d’Aix-Marseille, spécialiste du droit du sport, qui représentera Kamila Valieva.

 

Quoiqu’il en soit, rien ne devrait filtrer de l’audience. La jeune prodige, des experts et plusieurs témoins seront entendus en visioconférence.
« À ce stade, il n’est pas encore possible d’indiquer à quelle date la sentence sera rendue » a averti le TAS. S’il était défavorable à Valieva, elle pourrait déposer un recours devant le Tribunal fédéral suisse. Elle disposerait de 30 jours pour cela mais uniquement pour des motifs juridiques limités.

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