Dopage d’état : un cas d’école

Championne d’Europe à deux reprises, l’Est-allemande Ilona Slupianek (1956) obtient la consécration à Moscou 1980 où elle remporte le concours olympique. Quelques mois auparavant, elle avait été la première femme à lancer le poids au delà de 22 m. Toutefois cette performance restera à jamais obscure. Trois ans auparavant, Slupianek avait été suspendue « à vie » pour usage de produits dopants avant d’être blanchi.

 

Reste qu’en Allemagne de l’Est, ce cas fit école. Ainsi à partir de 1977, les athlètes de la RDA devaient se soumettre à un « contrôle de sortie » interne avant de se rendre aux compétitions internationales pour camoufler le dopage généralement pratiqué.

 

Elle a pris sa retraite après avoir raté la qualification pour les Jeux olympiques de 1988.

 

Une vie très active

Ilona Slupianek a commencé l’athlétisme en 1976 sous son nom de jeune fille de Schoknecht et en 1980 sous le nom de Slupianek, après son mariage. Elle a ensuite divorcé et s’est remariée à son coéquipier Hartmut Briesenick, mais a conservé son nom de Slupianek.

D’ailleurs, elle divorcera de Brisenick quelques années plus tard.

Elle s’est mariée une troisième fois en 2008.

 

En 1991, les documents de la Stasi ont été ouverts et permis à des chercheurs d’obtenir des mémoires et thèses sur le dopage de la RDA. La pratique du dopage de nombreux athlètes bien connus de la RDA, dont Ilona Slupianek, a pu être prouvée sur la base de ces travaux.

 

Entrée en politique pendant sa carrière sportive en récompense de sa servitude du régime, Slupianek a été membre de la chambre du peuple (député) de l’ancienne Allemagne de l’Est entre 1978 et 1986.

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