Le retour des Russes, loin d’être garanti
Le retour des Russes, espéré à Moscou, mais loin d'être garanti Les athlètes russes espèrent revenir aux Jeux olympiques d'hiver de
Le retour des Russes, espéré à Moscou, mais loin d’être garanti
Les athlètes russes espèrent revenir aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. Le Comité international olympique (CIO) milite pour cela auprès des fédérations internationales des sports d’hiver afin de faciliter leur réadmission. La plupart ferment encore la porte.
Première fédération internationale à ouvrir la porte : l’Union internationale de patinage (ISU). Elle a annoncé en décembre dernier que les athlètes russes et biélorusses pourraient se qualifier pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina en tant qu’athlètes neutres. L’ISU a confirmé en février dernier avoir reçu les listes russes et biélorusses pour les compétitions de qualification pour les Jeux olympiques d’hiver de 2026. L’ISU administre trois sports olympiques d’hiver : le patinage artistique, le patinage de vitesse et le patinage de vitesse sur piste courte (short track).
En revanche, la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) présidée par l’un des candidats à la présidence du CIO, Johan Eliasch, a quant à elle déclaré le mois dernier que son statut parmi les pays exclus par le CIO demeurait inchangé. Cette dernière administre de nombreux sports olympiques, comme le ski alpin, le ski de fond, le saut à ski, le combiné nordique, le ski acrobatique et le snowboard.
Les deux dernières fédérations internationales olympiques d’hiver, World Curling et l’Union internationale de biathlon (IBU) continuent d’interdire à tous les athlètes et membres du personnel russes et biélorusses de participer aux compétitions internationales depuis mars 2022. Toutes ont réaffirmé leur position au début de l’année 2025.
Le CIO fait un petit pas
En dépit des encouragements du CIO a faire appliquer à ces trois fédérations internationales le programme d’athlète neutre individuel utilisé lors des Jeux olympiques de Paris en 2024, ces trois fédérations campent sur leurs positions. » Nous expliquons donc en détail les principes et le fonctionnement des contrôles d’éligibilité, des contrôles antidopage aux contrôles d’éligibilité individuels, afin de garantir que les fédérations d’hiver comprennent parfaitement ce qui s’est passé dans les sports d’été et comment elles peuvent aborder la question dans leurs propres sports », a déclaré Kit McConnell, le directeur des sports du CIO.
Aussi, le CIO continue de militer pour leur retour aux Jeux d’hiver et espère convaincre les fédérations d’adopter la voie de qualification de l’AIN. « Les athlètes ne devraient pas être tenus responsables des actions de leurs gouvernements » disait il y a peu Kirsty Coventry, la nouvelle présidente élue du CIO.
Les Russes espèrent

Les athlètes russes n’ont plus concouru sous le drapeau de leur pays depuis les Jeux d’hiver de Sotchi 2014 (photo), après l’interdiction du Comité olympique russe en 2017 pour dopage d’État. La Russie a également été exclue des Jeux d’été après son invasion de l’Ukraine en 2022 pendant la trêve olympique. Le ROC est également suspendu par le CIO pour avoir annexé trois comités olympiques régionaux ukrainiens dans les régions occupées du pays.
Mikhail Degtyarev, président du Comité olympique russe (ROC), espère que la situation changera prochainement. Il milite activement pour cela. Celui qui est aussi ministre russe des Sports s’attend à une levée prochaine de la suspension du Comité olympique russe. Lundi, il déclarait « Il n’existe aucun motif juridique de disqualification ; notre Comité olympique sera reconnu prochainement. À mon avis, dans deux à trois mois ».
La Russie espère une plus grande clémence de la part de la nouvelle présidente du CIO, Kirsty Coventry.