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Poutine tire aussi sur le sport international

La Russie avait promis une compétition de compensation aux athlètes paralympiques russes et biélorusses après leur exclusion des Jeux paralympiques, elle a finalement eut lieu.

 

Ces jeux s’achèvent ce soir et se déroulent dans la ville sibérienne de Khanty-Mansiysk. La manifestation est baptisée « Nous sommes ensemble, Sports ». Elle a bénéficié d’une cérémonie d’ouverture. Vladimir Poutine y a pris la parole à la faveur d’un message vidéo vendredi.

 

Le président russe s’est adressé aux sportifs estimant que l’exclusion des deux équipes des Jeux paralympiques était le « comble du cynisme ».

 

Selon Poutine, qui a longtemps placé le sport au cœur de ses priorités, cette mise au ban du sport international est un coup dur.

Le sport comme témoignage de puissance

Le maître du Kremlin a déployé les grands moyens pour redonner à la Russie sa puissance sportive d’antan et par là même un rayonnement international.

Pour assouvir ce projet, il a demandé aux oligarques de financer ses rêves de grandes compétitions internationales organisées sur le territoire russe.

Il a exigé des hommes politiques qu’ils multiplient les organisations sportives internationales dans le pays, « invité » les anciens champions à prendre des responsabilités dans le sport international et exhorté les athlètes à obtenir des résultats.

 

En dépit de tous ces moyens, aujourd’hui le sport international tourne le dos à la Russie. Le pays est devenu le paria du sport international.

Lors de son discours vendredi, Poutine a dit avec force et avec amertume : « Nous avons été témoins à plusieurs reprises d’arbitrages et de calomnies douteux, de bouffonneries hostiles et de provocations pures et simples, nous avons vu comment les idées de Pierre de Coubertin lui-même ont été méthodiquement déformées ».

 

En conclusion, le ceinture noire de judo et l’ancien président d’honneur de la Fédération Internationale de judo estime aujourd’hui que les principes du sport ont été « érodés ». Il affirme par ailleurs que le sport international s’est transformé en une « dictature politiquement engagée de la bureaucratie antidopage ».

Les sanctions d’aujourd’hui ne datent pas d’hier

Après une telle diatribe, il est bon de rappeler que les sanctions très sévères qui affectent le sport russe aujourd’hui ne datent pas que de la dernière guerre d’Ukraine.

La Russie était déjà empêchée depuis deux ans et pour encore plusieurs années d’organiser des événements majeurs dans le cadre des sanctions imposées par l’Agence mondiale antidopage. C’est une réponse à la dissimulation d’un programme de dopage parrainé par l’État entre 2011 et 2015.

Déjà à PyeongChang 2018, Tokyo 2020 et à Pékin 2022, les athlètes du pays concouraient en tant que neutres représentant le Comité olympique russe (ROC).

 

La « dictature de la bureaucratie antidopage » dont parle Poutine n’est autre que les règles communément admises pour permettre à tous les athlètes de se confronter à armes égales.

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