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Un héritage à la hauteur de l’enjeu

La commission de coordination du CIO présidée par le belge Pierre-Olivier Beckers-Vieujant a détaillé à distance le projet Paris 2024 avec le Comité d’organisation des Jeux. La quatrième réunion de la commission depuis la désignation de Paris en 2017 s’est déroulée mardi. A l’issue de cette réunion, le président s’est dit impressionné par l’héritage que préparait Paris 2024 au-delà de la livraison des Jeux eux-mêmes.

 

Pierre-Olivier Beckers-Vieujant

« Paris est là où nous l’attendions et confirme ses engagements ». A l’issue de la première journée de rencontre virtuelle, le président belge s’est montré enthousiaste sur la capacité des Français à organiser de belle manière les Jeux de 2024.

Pour la commission, au delà des Jeux, le projet consiste à transformer la société française, à faire d’elle un peuple sportif, en meilleur santé, physiquement et mentalement.

C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’était organisée en février dernier, la semaine olympique. Elle a permis à plus de 500.000 écoliers d’avoir accès à 30 minutes de sport quotidien dans le programme scolaire.

Les membres de la commission l’ont non seulement noté, mais mieux, ils en font un argument pour vanter le défi français.

 

Pour le reste, il a été question des pistes de réflexion concernant les cérémonies olympiques. Le projet d’externaliser les cérémonies au cœur de Paris, en lieu et place du Stade de France séduit fortement le CIO. S’il suppose une très grande rigueur en matière de sécurité, il permettrait à des centaines de milliers de spectateurs d’assister aux cérémonies.

Ce serait un projet innovant aux Jeux  olympiques. Seuls jusque là les argentins s’y sont risqués, c’était lors des JOJ de Buenos Aires en 2018.

Une ombre de taille en passe d’être levée

Reste qu’en ce qui concerne la livraison des ouvrages olympiques, le comité d’organisation est aujourd’hui confronté à un problème de taille. Il concerne la construction du Village des Médias à cheval sur les communes de Dugny, la Courneuve et le Bourget. Une partie de l’autorisation environnementale pour la construction du Village des Médias a été suspendue par la Cour administrative d’appel de Paris en avril.

Le Comité d’organisation a anticipé. Il a déjà réservé sur la zone des chambres d’hôtel supplémentaires afin de sécuriser l’hébergement des journalistes qui doivent séjourner dans ce village.

 

Par ailleurs Michel Cadot, le délégué interministériel aux Jeux Olympiques de Paris 2024 qui suit l’affaire a déclaré cette semaine au journal L’Équipe qu’une décision est attendue cet été sur la poursuite des travaux.

« La bonne nouvelle, c’est que nous avons obtenu plus de chambres d’hôtel que nous n’en avons identifié dans le processus d’appel d’offres. Ainsi, plus de 45 000 chambres sont déjà sécurisées au même niveau de prix que nous voulions ».

 

En clair, pour le délégué interministériel, le retard pris dans la construction du Village des Médias ne posera pas de problème à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques. C’est davantage l’héritage qui pose problème. Après les Jeux, ces immeubles doivent constituer une vaste zone résidentielle.

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