Le « oui, mais » des Français à Alpes 2030

Le "oui, mais" des Français à Alpes 2030 Un peu plus de 2/3 des Français se disent favorables à l'organisation des

Le « oui, mais » des Français à Alpes 2030

Un peu plus de 2/3 des Français se disent favorables à l’organisation des Jeux d’hiver dans les Alpes en 2030. Toutefois, la majorité des gens s’inquiète des possibles dépassements de budget et de la possibilité que l’environnement soit négligé. De plus, ils apprécient peu les turbulences qui agitent le comité d’organisation actuellement.

 

Avec 69% d’opinions favorables, les Français considèrent que l’accueil des JO d’hiver 2030 en France est une bonne chose. Ce niveau d’engagement est comparable à ce que l’on mesurait pour les Jeux de Paris 2024. Convaincus par le savoir-faire du pays démontré précédemment, les Français ont confiance dans la capacité à réussir de nouveau de beaux Jeux en 2030.

Ces chiffres sont extraits du dernier baromètre Odoxa pour le compte de la société de pari en ligne Winamax et de la radio RTL. Mille personnes, dont la moitié sont des amateurs et pratiquants de sports d’hiver ont répondu à une enquête en ligne.

Confiance en Edgar Grospiron

Dans le détail, les Français font confiance au comité d’organisation pour assurer le bon déroulement des épreuves (80%), réussir les cérémonies d’ouverture et de clôture (79%) et donner une bonne image de la France (74%).

Ils sont en revanche plus réservés sur la capacité du COJOP à atteindre ses objectifs extrasportifs,  comme la maîtrise du coût de l’évènement (37% de confiance et 45% chez les amateurs de sports d’hiver) et la limitation de son impact environnemental (44% et 52% pour les amateurs de sports d’hiver).

 

Autre inquiétude, la défiance vis-à-vis de la gouvernance du comité d’organisation préoccupe le grand public : 55% des Français et 59% des amateurs de sports d’hiver ont entendu parler des problèmes au sein du comité d’organisation. Ils estiment que les départs et le climat tendu au sein du COJOP sont inquiétants pour la qualité de leur organisation. Ils font référence aux départs du directeur général Cyril Linette, de la directrice des opérations Anne Murac et du directeur de la communication Arthur Richer. La montée des critiques à l’égard d’Edgar Grospiron a nécessairement aussi eu de l’écho auprès du grand public.

Méfiance vis-à-vis des institutions

Pour autant, les Français maintiennent leur confiance en Edgar Grospiron, mais ce satisfécit est en baisse de 13 points par rapport à novembre dernier (63%). Les Français attendent d’être rassurés sur la capacité du COJOP à surmonter ses différences et surtout sa capacité à prendre des décisions importantes.

 

Conscients que la mission du Président du COJOP est complexe, 66% des Français et 76% des amateurs de sports d’hiver pensent que les rivalités politiques et locales autour des Jeux l’empêchent de travailler sereinement. Ils attendent « une organisation plus lisible, stable et opérationnelle ».

 

Comme pour les Jeux de Paris 2024, où Tony Estanguet et son comité directeur bénéficiaient de la confiance des institutions françaises, les Français espèrent que le COJOP va pouvoir travailler sereinement vis-à-vis des institutions qui soutiennent financièrement le projet : l’état et le ministère des Sports, les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Comités olympiques et paralympiques français.

 

A quatre ans des Jeux et alors que de nombreuses missions restent en suspens, il serait temps d’y parvenir.

 

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