Alpes 2030 change enfin son image

Alpes 2030 change enfin son image Cette fois, le projet des Jeux dans les Alpes en 2030 semble enfin lancé sur

Alpes 2030 change enfin son image

Cette fois, le projet des Jeux dans les Alpes en 2030 semble enfin lancé sur les bons rails. Après des mois de tergiversations, d’errements et de complications, les organisateurs semblent suivre la même voie. Ils ont une image et la carte des sites serait bouclée.

 

« Des emblèmes inspirés par une montagne révélée par la lumière, et appelée à rayonner dans le monde entier en 2030. » C’est par ces mots qu’Edgar Grospiron, président du COJOP Alpes 2030 a défini, le nouvel emblème des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver. Les deux logos pour les Jeux olympiques et les paralympiques paraissent « complémentaires d’une même identité ».

 

Le concept créatif repose sur les rayons de lumière « qui révèlent les reliefs », « les sommets qui incarnent la montagne » et « un point de convergence qui serait le symbole du rassemblement des sportifs, des disciplines et des territoires ».

 

Mais au delà des symboles, c’est un Edgar Grospiron enfin apaisé qui a présenté les nouveaux logos. Il semble que les grosses difficultés de gouvernance rencontrées ces derniers mois ou les complications des dernières semaines semblent derrière lui.

 

Du coup, à la question de savoir à quoi rassemblerait la carte des sites en 2030, le « boss des bosses », s’est fendu d’un large sourire, en évoquant une seule date « vous saurez tout le 29 juin ». Il faut dire qu’au préalable, le COJOP doit franchir deux étapes, dont la plus importante, avoir l’aval du CIO. L’organisation mondiale du sport disposera de tous les éléments le 22 juin lors d’un grand oral et elle se donne une semaine pour tout valider.

Carte des sites presque avalisée

S’agissant de la carte des sites, on semble enfin proche de sortir du flou. Pour cela, l’avis du CIO est important. Il doit donner son aval aux sites proposés mais également valider les disciplines additionnelles afin de ne pas multiplier les théâtres de Jeux.

 

S’il n’y a pas de débat sur les épreuves de ski de fond et de biathlon en Haute-Savoie (La Clusaz et le Grand-Bornand) ni sur les épreuves de bob, luge et skeleton (La Plagne), pas d’avantage sur les épreuves de saut à ski à Courcheval, ni sur celles de ski acrobatique et snowboard (Montgenèvre et Serre-Chevalier), il reste quelques interrogations.

Il semble toutefois acquis, s’agissant du ski alpin, que Courchevel accueille les épreuves de vitesse et le combiné et Val-d’Isère les slaloms.

 

Lyon et le Groupama Stadium (photo) sont depuis les premières heures candidats à l’accueil de la cérémonie d’ouverture. Toutefois, la région Sud tient à disposer d’une cérémonie de clôture afin de respecter un équilibre géographique mis à mal depuis que Nice a perdu le pôle glace.

 

Concernant les sports supplémentaires, le Comité international olympique (CIO) a rejeté pour l’instant les propositions d’Edgar Grospiron, qui souhaitait inclure le cross-country, le cyclocross ou le trail et le gravel dans le programme. L’idée était innovante, il  s’agissait de dire qu’en montagne en dessous de 1000 m, il peut y avoir de la vie.

Toutefois, d’autres sports de neige et de glace, comme le ski alpinisme, voire le freeride (en ski et snowboard), seraient sur la bonne « pente » pour être accepté. Montgenèvre dans les Hautes-Alpes (région Sud) serait désigné pour les accueillir. On parle également du patinage synchronisé qui se déroulerait à Lyon comme les autres épreuves de glace.

 

Quant aux épreuves de patinage de vitesse sur glace, la France n’ayant pas ce type d’équipement, elles se dérouleront à Heerenven aux Pays-Bas, la « Mecque » de la discipline. Le COJOP a entamé des discussions exclusives avec les Néerlandais.

Les paralympiques sur un espace réduit

Si la carte des Jeux olympiques semble presque finalisée, il reste des interrogations s’agissant de la carte des sites paralympiques. Méribel, qui devait accueillir dans un premier temps le ski alpin olympique, a perdu face à Val-d’Isère. Du coup, le maire a retiré sa ville de la carte des sites paralympiques comme prévu initialement.

On parle désormais de concentrer l’ensemble des épreuves en Savoie et Haute-Savoie. La Clusaz aurait le ski de fond et le biathlon, Courchevel, le ski alpin et le snowboard. Quant au curling et au hockey sur glace, il se déroulerait à Lyon comme pour les Jeux olympiques. Lyon disposerait également des deux cérémonies paralympiques. Des sites concentrés, voilà qui devrait plaire au Comité paralympique.

 

Quant aux villages olympiques, cinq sont à aménager ou à construire. Celui qui demande le plus gros investissement est le Fort Vauban à Briançon. Il hébergera à la fois les athlètes disputant le ski acrobatique et le snowboard, mais également les forces de sécurité. À cet équipement s’ajouteront trois villages excentrés à Bozel, Saint-Jean-de-Sixt et La Plagne.

Enfin, Lyon devra héberger tous les participants au short-track, au patinage artistique, au curling et au hockey sur glace. Ce village principal initialement prévu à Nice pourrait être construit vers Décines ou Bron, des banlieues lyonnaises.

 

Avant même l’annonce officielle dans quelques jours, on peut dire que l’on connaît les grandes lignes du schéma proposé où l’on constate que deux villes tirent fort bien leur épingle du jeu : Courchevel et Lyon. L’une et l’autre avaient un statut marginal dans le projet initial.

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