Ce qui ne tue pas rend plus fort !

Ce qui ne tue pas rend plus fort ! Le comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver présente ce jour la carte

Ce qui ne tue pas rend plus fort !

Le comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver présente ce jour la carte des sites de compétition conformément à l’appréciation faite jeudi dernier par les membres du Comité international olympique. Le projet, très fragilisé ces derniers mois, semble enfin cohérent et capable de permettre la réussite des prochains Jeux d’hiver.

 

En présentant les sites d’organisation des prochains Jeux d’hiver 2030, le COJOP a, semble-t-il, clos une période délicate pour un événement très attendu, mais conçu tardivement et soumis à l’un des calendriers les plus serrés de l’histoire olympique moderne. Alpes 2030 a reçu la validation officielle du CIO. À trois ans et demi de l’échéance, il était temps.

 

L’exclusion de Nice du plan initial est consommée. Pourtant, la métropole azuréenne était un pilier central du projet initial, mais les conflits politiques entre les dirigeants et particulièrement avec le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, ont plombé un dossier déjà mis à mal par des mois d’incertitudes.

 

La nécessité de transformer ce conflit en une solution viable a donné le ton jeudi aux propos d’Edgar Grospiron, président du comité d’organisation Alpes françaises 2030 « Ces derniers mois n’ont pas été faciles, je pense que vous le savez », avant d’ajouter : « Nous avons dû naviguer dans un monde semé d’embûches ». Son message visait à présenter l’instabilité des derniers mois comme une épreuve de résilience pour une candidature contrainte de redessiner sa carte des sites avec une marge de manœuvre très réduite, et à démontrer que le transfert du pôle glace de Nice à Lyon pouvait consolider le projet.

Une carte plus compacte

Concrètement, le curling, le patinage artistique, le hockey sur glace et le patinage de vitesse sur piste courte sont transférés à Lyon, tandis que Thialf à Heerenveen (photo), aux Pays-Bas, est le site proposé pour le patinage de vitesse, la France ne disposant pas d’un tel équipement. Dans la corbeille de mariage, les Néerlandais offrent la possibilité aux Français d’utiliser l’installation pour s’entrainer jusqu’aux Jeux et y progresser.

 

L’utilisation du Thiaf ne fait pas néanmoins que des heureux. Ainsi, les Néerlandais regrettent de devoir disputer les Jeux « à domicile », loin du village olympique et des autres athlètes. Selon les médias locaux, pour atténuer ce sentiment d’isolement, le Comité olympique néerlandais et le gouvernement des Pays-Bas prévoient de construire un mini-village olympique satellite ainsi qu’une place des médailles dédiée dans la région de la Frise.

 

Le plan des sites confirme également Courchevel et Val-d’Isère comme sites de ski alpin, respectivement pour les épreuves de vitesse et techniques. Par ailleurs, le Groupama Stadium pourrait devenir le lieu de la cérémonie d’ouverture. Ce stade serait prochainement racheté par l’Américaine Michele Kang, propriétaire de l’équipe féminine de l’OL Lyonnes et président du club masculin de l’OL.

 

Pour le CIO, Lyon présente également un avantage géographique par rapport à Nice, car elle rapproche le centre urbain des montagnes et place la plupart des sites à environ trois heures de route. « Nous étions très heureux de travailler avec Nice, mais Lyon apporte un certain nombre d’avantages concrets », a déclaré à l’AP Pierre-Olivier Beckers, vice-président du CIO chargé de la commission de coordination. « Ce que nous devons éviter, c’est que ces athlètes se sentent isolés dans un coin du pays », a averti Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO.

 

Comme Milan-Cortina, Alpes 2030 multiplie les sites sportifs, quatre au total, et il est nécessaire que les athlètes de différentes disciplines se voient et partagent des impressions en commun. C’est à cet aspect que le CIO se montre vigilant.

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