Val-d’Isère évince Méribel de la carte
Val-d'Isère évince Méribel de la carte des Jeux Depuis plusieurs semaines, la rumeur laissait entendre que la station de Val d'Isère,
Val-d’Isère évince Méribel de la carte des Jeux
Depuis plusieurs semaines, la rumeur laissait entendre que la station de Val d’Isère, évincée de la première carte des Jeux, pourrait être finalement préférée à Méribel, choisie initialement. La station savoyarde ne décolère pas. Elle vient de définitivement quitter l’organisation.
« Le COJOP ne respecte plus les règles et les engagements, Méribel se retire », c’est par ces mots que le maire des Allues, la commune savoyarde sur laquelle est implantée la station de Méribel, vient d’indiquer sa colère dans un communiqué de presse.
Il faut savoir que, dans le dossier de candidature des Alpes françaises 2030, la station avait été choisie pour organiser les épreuves de ski féminin en 2030. Or, la station de Val d’Isère (photo), écartée du dossier de candidature, a fait du lobbying pour être sur la carte des Jeux.
Elle dispose de deux soutiens de poids : Michel Barnier, missionné par le CIO pour soutenir le projet Alpes 2030, et surtout Jean-Claude Killy, ancien membre du CIO et ancien co-président d’Albertville 1992.
L’un et l’autre restent très influents à Lausanne. Dès lors, le COJOP a fini par leur accorder un crédit.
Une décision « contraire aux engagements pris »
Thierry Monin, le maire des Allues, s’en inquiétait déjà le 20 juin dans une lettre adressée au président du COJOP, Edgar Grospiron.
Selon la mairie des Allues, une délégation du COJOP venue jeudi 17 juillet à Méribel, « n’a fait que confirmer l’organisation dans plusieurs sites éclatés des épreuves de ski alpin olympique et paralympique initialement prévues à Méribel et Courchevel ». Ce qui a acté la décision de Méribel de « se retirer de la mêlée ». La station savoyarde refuse de fait d’organiser les épreuves de ski paralympique comme c’était initialement prévu. Il faudra lui trouver une remplaçante.
« Alpes 2030 serait la première destination depuis 2002 à remettre en cause la mutualisation des sites olympiques et paralympiques pour le ski. Une véritable aberration, à la fois logistique, financière, environnementale et symbolique », fustige la municipalité des Allues. En effet, le CIO lui-même avait plébiscité cette destination pour les épreuves féminines, comme l’avaient démontré les championnats du monde organisés en 2023.
Voilà ce que disait la commission des Futurs hôtes lors de sa visite sur sites récemment (voir ci-dessous) plébiscitant la proximité de Courchevel et de Méribel, choisies initialement.
Le déplacement des épreuves alpines féminines de Méribel à Val d’Isère contribuera à l’augmentation les déplacements des équipes, des spectateurs et des médias dans le cadre de Jeux.
Sur la carte de l’organisation actuelle, certains sites sont déjà séparés de 600 kilomètres.
4 nominations au sein du COJOP
L’organisation des Jeux olympiques d’hiver français se renforce avec quatre recrutements de haut niveau dans les domaines des opérations, des sports, des affaires publiques et du développement durable.
De nouveaux cadres supérieurs ont rejoint l’équipe de direction, aux côtés du Directeur général Cyril Linette et du président Edgar Grospiron. Ces recrutements visent à attirer des candidats expérimentés pour piloter les fonctions essentielles de l’infrastructure et de la mise en œuvre de l’événement.
La direction opérationnelle est assurée par Anne Murac, organisatrice d’événements chevronnée avec plus de 25 ans d’expérience, dont six années passées à Paris 2024.
- Anne Murac
- Mathide Meurisse
- Blandine Vinagre-Rocca
- Elie Patrigeon
Côté sport, c’est Mathilde Meurisse qui prend les rênes. Diplômée en relations internationales et forte d’une solide expérience olympique, d’Athènes 2004 à Gold Coast en 2018, Anne Meurisse a occupé des postes clés au sein d’organisations telles que la Fédération française de hockey et l’équipe de Paris 2024, où elle a occupé le poste de directrice adjointe des opérations sportives.
Blandine Vinagre-Rocca prend le poste de directrice des affaires publiques. Ancienne directrice de cabinet du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, elle possède des liens étroits avec les acteurs régionaux, ce qui est particulièrement pertinent compte tenu du soutien institutionnel solide du projet.
Enfin Élie Patrigeon complète ce quatuor en étant nommé directeur de l’héritage, de l’impact et du développement durable.
Ces recrutements s’inscrivent dans la continuité d’une précédente vague de recrutements stratégiques réalisée début juillet avec Arthur Richer au poste de directeur de la communication, Anne Leroi au poste de directrice des ressources humaines et Aude Benichou Mac Allister à la direction des affaires juridiques. Ensemble, ils forment un noyau de direction pluridisciplinaire soigneusement élaboré, prêt à porter la vision ambitieuse de l’événement.




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