Barnier en mission pour le compte du CIO
Après avoir été censuré par l’Assemblée nationale, Michel Barnier a remis sa démission et passé ses pouvoirs à François Bayrou.
Après avoir été censuré par l’Assemblée nationale, Michel Barnier a remis sa démission et passé ses pouvoirs à François Bayrou. Il a immédiatement retrouvé du travail. À peine ses dossiers refermés, il ouvrait celui que venait de lui confier le président du comité national olympique (CNOSF), David Lappartient. Ce dernier le mandatait au nom du CIO afin qu’il constitue l’équipe qui dirigerait le projet « Alpes françaises 2030 ». Également présent lors de cette réunion, Martin Fourcade, dont on peut penser qu’il sera le patron du COJOP.

Martin Fourcade en compagnie de David Lappartient (à droite) et Laurent Wauquiez.
Dans le même temps, en banlieue lyonnaise, se tient l’assemblée plénière de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA). Fabrice Pannekoucke, le nouveau président, confirme aux élus que Barnier a commencé sa mission de représentant du CIO pour créer le COJOP. Laurent Wauquiez, l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, acteur important du dossier, confirme de son côté qu’il n’a rien contre la nomination de Martin Fourcade à la tête du COJOP. Vincent Jay, le concurrent de Fourcade pour présider le COJOP, vient de perdre son plus important soutien.
Une mission délicate, mais essentielle
Sur la mission de Michel Barnier, le Dauphiné Libéré semble en savoir un peu plus. Selon ses informations, outre les conditions permettant la création du COJOP, Barnier va devoir obtenir une nouvelle signature du Premier ministre François Bayrou concernant la lettre de garantie de l’État en cas de déficit. Celle de Michel Barnier actée en novembre dernier est désormais caduque. C’est précisément ce point qui inquiète le CIO. Sans garantie de l’état, les Jeux ne peuvent pas être attribués à un site et les Alpes françaises peuvent perdre le bénéfice du vote du CIO acquis en juillet dernier. Les Suédois en ont fait l’amère expérience lorsque la commission exécutive du CIO a dû trancher entre les trois dossiers pour 2030. Faute des garanties de l’état, le dossier suédois a été balayé.
Cette lettre devrait être inscrite au budget 2025 attendu mi-février. Barnier doit convaincre son successeur à Matignon de signer. De plus, il doit lui faire admettre un probable risque de dérapage budgétaire estimé aux alentours de 900 millions d’euros pour un budget de 3 milliards.
Bref, Barnier a du pain sur la planche, mais il connaît la musique ayant été aux affaires, il y a un peu plus de 30 ans pour l’organisation des Jeux d’Albertville 1992. À l’époque, il était en première ligne. Là on lui demande seulement de faciliter les choses.
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