La fructueuse escale du CIO en Savoie

Alpes 2030 : la fructueuse escale du CIO en Savoie La Commission de coordination du CIO, qui était dans les Alpes

Alpes 2030 : la fructueuse escale du CIO en Savoie

La Commission de coordination du CIO, qui était dans les Alpes du Nord en ce début de semaine, a indiqué qu’elle éprouvait un « haut niveau de confiance et de satisfaction » quant à l’avancement des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.

 

Présidée par Belge Pierre-Olivier Beckers-Vieujant (photo), qui occupait déjà cette fonction lors des Jeux de Paris 2024, la Commission de coordination du CIO, composée de dix membres, a affiché un véritable satisfecit auprès de leurs hôtes tricolores. « Tout au long de cette visite, notre niveau de satisfaction et de confiance n’a fait que grandir », a déclaré Beckers-Vieujant. « Les visites de sites mythiques ont mis en lumière une expertise remarquable ». 

 

Jean-Claude Killy, membre honoraire du CIO, accueille la commission à Val d’Isère

La visite a commencé à Val-d’Isère, qui devrait être la station hôte du ski alpin masculin en remplacement de Méribel, le site initial, qui s’est retiré du projet d’organisation.

Lors de la dernière visite de la commission (en avril 2025), le site savoyard ne faisait pas encore partie de la carte des Jeux. Depuis, le lobbying des promoteurs de la célèbre station alpine, dont l’ancien champion, Jean Claude Killy, membre honoraire du CIO, a fait le reste. La station savoyarde est de nouveau replacée sur la carte des sites.

Il ne reste plus qu’à obtenir le blanc-seing du CIO, mais les choses semblent en bonne voie. Beckers-Vieujant s’est dit « très impressionné par l’expertise locale » de ce site « attractif« . Il faut dire qu’à dix jours du Critérium de la Première neige, la station savoyarde affichait un décor de carte postale.

Des points encore en discussion

Puis les membres de la commission se sont également rendus à La Plagne voir la piste de bobsleigh, skeleton et luge, puis Courchevel, où sont prévus les épreuves de ski alpin féminin, le saut à ski et le combiné nordique. À ce stade, seule la rénovation du tremplin de saut à ski est au centre des questions. Il s’agit d’évaluer son coût et son impact environnemental.

Puis, les membres de la commission ont visité La Clusaz, site du ski de fond, et la station du Grand-Bornand, lieu d’organisation du biathlon et siège de la conférence de presse finale.

 

Outre la loi olympique qui n’est pas encore votée par le parlement, comme l’exige le contrat d’hôte, et pour lequel Pierre-Olivier Beckers-Vieujant attend « avec impatience » son adoption, il était également question de la finalisation de l’ensemble des sites retenus pour l’organisation des épreuves. Le président belge n’est pas inquiet : « la carte des sites ne sera confirmée que le jour où le programme des sports sera confirmé ». Ce projet est à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la commission exécutive du CIO, prévue la semaine prochaine.

Un site pour le patinage de vitesse

On note toutefois un point important encore en suspens : connaître le lieu d’organisation des épreuves de patinage de vitesse. La France ne dispose pas d’un anneau  avec une piste ovale et couverte pour le patinage de vitesse. La construction d’un tel équipement, même temporaire, n’est pas envisagée.

Deux sites sont sur les rangs pour pallier ce problème : Turin en Italie et Heerenven aux Pays-Bas. Le COJOP doit trancher la question le 15 décembre prochain. Toutefois, la décision ne sera pas annoncée tout de suite. C’est une affaire de budget. Il semble, selon certaines sources, que les Italiens se montreraient gourmands.

Or, les Néerlandais seraient plus raisonnables. De plus, le patinage de vitesse aux Pays-Bas serait assuré d’un grand succès. Ce pays regorge des meilleurs patineurs au monde, c’est là-bas un sport national et, de plus, les Pays-Bas n’ont plus accueilli les Jeux depuis Amsterdam 1928, près de 100 ans.

 

Les discussions avec les deux têtes de l’organisation, Edgar Grospiron et Cyril Linette, président et directeur général du comité d’organisation Alpes françaises 2030 (photo ci-dessus), ont, semble-t-il, rassuré la commission. Elle compte revenir dans les Alpes l’année prochaine. Cette fois ce sont les Alpes du Sud qui seront soumises à l’expertise du panel du CIO.

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