La plume est plus puissante que l’épée

Lors des Jeux olympiques de Melbourne 1956, les tensions mondiales et des troubles politiques sont légion : il y a

Lors des Jeux olympiques de Melbourne 1956, les tensions mondiales et des troubles politiques sont légion : il y a la crise de Suez, l’invasion de la Hongrie par la Russie, les divergences entre l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest et la défiance de la Chine continentale et Taïwan.

La guerre froide est alors à son paroxysme.

 

Un certain nombre de pays ont boycotté les Jeux en guise de protestation, tandis que d’autres n’ont pas permis à leurs athlètes de se mêler aux autres athlètes du sein du village olympique.

La goutte d’eau qui fait déborder le vase se déroule lors du match de water-polo entre la Hongrie et l’Union soviétique. La police est obligée de venir séparer les joueurs qui en viennent aux mains.

… Et John Ian Wing change le cours de l’histoire.

  Les athlètes défilent bras dessus, bras dessous

Le CIO et le comité d’organisation avaient renoncé à l’espoir de sauver les Jeux d’un échec.

C’est alors qu’ils reçoivent une lettre manuscrite anonyme. Elle a été écrite par un étudiant australien d’origine chinoise de 17 ans. Il s’appelle John Ian Wing et il a eu une « idée ».

 

Si le jeune homme trouve normal que, lors de la cérémonie d’ouverture les athlètes défilent derrière le drapeau de leur nation, il est choqué qu’il en soit de même lors de la cérémonie de clôture alors que les épreuves sont terminées.

Selon lui, les athlètes devraient pouvoir laisser parler leur amitié au delà des nations.

 

Persuadé que « La plume est plus puissante que l’épée », l’avant-veille de la cérémonie de clôture, il écrit une lettre qu’il adresse au président du Comité d’organisation.

Il lui demande d’amener les athlètes à se joindre, à se mêler et à former une seule nation olympique et à entrer dans le stade lors de la cérémonie de clôture derrière le drapeau olympique. Il ne signe pas la lettre, il n’inscrit même pas son nom de peur qu’on pense que l’idée est stupide.

 

Au lieu de cela Sir Wilfred Kent Hughes, le président du comité d’organisation, trouve l’idée géniale. Il en parle au président du CIO de l’époque, Avery Brundage, et obtient son accord.

La postérité pour Wing

On connait la suite. Depuis, toutes les cérémonies de clôture se déroulent avec des défilés des athlètes bras dessus, bras dessous. L’occasion pour eux de célébrer leur amitié après avoir été des adversaires sur le stade.

 

Quant à John Ian Wing, il a fini par sortir de son anonymat dans les années 1980. Il a été reçu au CIO par Juan Antonio Samaranch (photo).

Une rue de Lausanne porte son nom.

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