Genre humain : le CIO souhaite l’inclusion et l’égalité

Le CIO vient de publier une version actualisée de ses « directives relatives à la représentation afin d’assurer une couverture médiatique équitable, juste et inclusive de Paris 2024». Un « élément clé », précise l’instance, de ses efforts pour la promotion de l’inclusion et l’égalité. Ce n’est pas l’avis de tout le monde.

 

La troisième édition des Lignes directrices en matière de représentation du CIO sous-titrée « Représentation équitable, inclusive et égalitaire des sexes dans le sport » tente de s’attaquer à la question des préjugés et des stéréotypes liés au genre, en encourageant l’utilisation de termes tels que « personne sportive/athlète », ou « partenaire » plutôt que « sportif », ou « mari/femme ».

Par ailleurs, le CIO suggère aux médias « dans la mesure du possible, les femmes et les hommes devraient bénéficier d’une exposition égale afin de garantir un équilibre entre les différents genres dans les reportages ». Cette résolution devrait être partagée par le plus grand nombre.

 

En revanche, lorsque le Comité international olympique (CIO) encourage les médias à ne pas utiliser les termes « biologiquement homme » ou « biologiquement femme » pour décrire les athlètes transgenres, qualifiant cela de « langage problématique », certains médias pensent que l’organisation mondiale du sport va trop loin, qu’elle outrepasse ses droits et qu’elle censure les journalistes.

 

C’est ainsi que le CIO s’est montré plus précis considérant qu’ « Il est toujours préférable de mettre l’accent sur le genre réel d’une personne plutôt que de remettre potentiellement en question son identité en se référant à la catégorie de sexe inscrite sur son acte de naissance original », poursuit le guide. « S’il existe une raison évidente de faire référence à la catégorie attribuée à une personne à la naissance, les termes à utiliser sont : « assignée femme à la naissance », « assignée homme à la naissance », ou « désignée femme à la naissance », « désigné homme à la naissance ».

Une question toujours en débat au sein des fédérations

Si le CIO prend ses précautions, elles apparaissent prématurées, car dans les faits, les athlètes transgenres seront absents de Paris 2024 et des sports majeurs en particulier que sont l’athlétisme, la natation, le cyclisme et le rugby qui interdisent aux athlètes transgenres de participer aux compétitions féminines.

 

L’haltérophile Laurel Hubbard a été la première femme ouvertement transgenre à participer aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, qui se sont tenus en 2021. La Néo-Zélandaise, à qui « on a attribué le sexe masculin à la naissance », a participé à des compétitions masculines jusqu’en 2001. Elle a fait sa transition 11 ans plus tard, entamant une thérapie hormonale, et a participé à des compétitions internationales pour la première fois en mars 2017 à l’âge de 39 ans. Elle a depuis abandonné son sport.

 

Les athlètes présentant des différences de développement sexuel, dont la plus célèbre est Caster Semenya, ont incité le CIO et les fédérations internationales à émettre de nouveaux critères concernant l’éligibilité de ces sportifs.

 

Le cas de la nageuse américaine Lia Thomas, classée 65e au classement masculin du 500 mètres nage libre, mais qui a remporté le titre féminin de la NCAA après avoir fait sa transition, a conduit World Aquatics à interdire les femmes transgenres ayant atteint la puberté masculine aux courses féminines d’élite. Thomas a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) en janvier pour tenter d’annuler la décision.

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