Un saut de géant né d’une obligation

Chez les Horine, le jardin familial est trop petit. C’est ainsi que le jeune fils, Georges, athlète et sauteur en hauteur de son état est contraint d’expérimenter un geste technique particulier, qu’il va baptiser le rouleau californien.

Horine est en effet contraint de fixer les normes de saut en hauteur pour ses séances d’entraînement de telle manière qu’il doit approcher la barre par la gauche au lieu de la droite.

 

A force d’expérimentation, Georges Horine invente le rouleau ventral pratiqué jusqu’au début des années 1970 à la place du traditionnel saut en ciseau.

Le geste consiste à sauter en s’enroulant autour de la barre. La difficulté consiste ensuite à réussir à dégager la jambe d’appui qui est le dernier membre à franchir la barre.

 

En dépit des quolibets sur le stade de Stockholm 1912 et les conseils de son entraîneur qui s’oppose à cette technique, Georges Horine peaufine inlassablement son geste. Souvent après dix heures de travail sur les quais, il répète ses gammes.

 

À force de courage et d’abnégation, il finit par battre le record du monde et pour la première fois franchir une barre située à deux mètres de hauteur.

Horine était un vrai champion et pas seulement un athlète technicien.

 

Hélas pour lui, lors des Jeux de Stockholm, Georges Horine (1890 – 1948) n’a pas fait mieux qu’obtenir une médaille de bronze.

Il est malgré tout rentré dans l’histoire. Les années suivantes, tous les sauteurs en hauteur pratiqueront le rouleau ventral.

 

Lors des Jeux de Stockholm, Horine a également participé au tournoi de baseball avec l’équipe principale des États-Unis. Il n’y a pas remporté de médaille, le sport était seulement en démonstration.

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