Dakar 2026 : cyberabus et santé mentale, le CIO fait face

Dakar 2026 : cyberabus et santé mentale, le CIO fait face À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale

Dakar 2026 : cyberabus et santé mentale, le CIO fait face

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre), le CIO a profité de ce temps fort pour communiquer sur les services qu’il entend offrir aux quelque 2 700 concurrents qui participeront aux JOJ de Dakar 2026. Ils reposent sur une protection contre le harcèlement en ligne, un accès à des spécialistes de la santé mentale ainsi que des installations dédiées proposant une aide confidentielle tout au long des Jeux.

 

Comme pour les athlètes seniors qui participaient aux Jeux de Paris 2024 et Milan Cortina 2026, les athlètes des JOJ de Dakar 2026 seront soumis aux pressions liées à la compétition sur la scène mondiale. L’exposition au public, l’attention qui sera la leur sur les réseaux sociaux les exposent au cyberharcèlement, voire à des problèmes de santé mentale.

Pour les jeunes champions qui s’apprêtent à concourir sur la scène internationale pour la première fois, le CIO vise à les protéger de ces fléaux.

C’est dans ce sens qu’un important dispositif de soutien leur sera proposé. En plus, de la protection contre le harcèlement en ligne, il offrira un accès à des spécialistes de la santé mentale et des installations dédiées disponibles sur les sites de compétition et au sein du village olympique de la jeunesse.

Un outil bien rodé

La protection contre le cyberharcèlement repose sur le système CAPS. Sans qu’il soit nécessaire d’enregistrer ses comptes de réseaux sociaux ou de s’inscrire individuellement, grâce à l’intelligence artificielle, le système surveillera les principales plateformes de réseaux sociaux dans 56 langues. Elle analysera les publications écrites, les images et les contenus générés par IA afin d’identifier les contenus potentiellement abusifs.

 

Tout contenu signalé par la technologie sera ensuite examiné par des analystes humains. En cas de confirmation d’abus, le CIO coordonnera ses actions avec le Comité national olympique de l’athlète. Il sera proposé une protection ainsi qu’un soutien psychologique. Les contenus abusifs seront signalés aux plateformes concernées pour enquête et mesures éventuelles.

Cette initiative fait suite au déploiement du système CAPS lors des Jeux olympiques de Paris 2024 et des Jeux d’hiver de Milano Cortina 2026. Lors de ces deux événements, la technologie a analysé 4,3 millions de publications et commentaires sur les réseaux sociaux visant les athlètes et les officiels. Environ 242 000 messages avaient été initialement identifiés comme potentiellement abusifs, les examinateurs humains confirmant finalement quelque 24 700 cas.

Mind, body and Me

Simone Biles en proie à des problèmes de santé mentale à Tokyo 2020

De plus, les athlètes auront accès à un espace dédié baptisé « Mind, Body and Me » (l’Esprit, le corps et moi) au sein de la Maison Athlete365, située dans le village olympique de la jeunesse. Cet espace offrira un cadre confidentiel pour échanger sur la santé mentale, se détendre, pratiquer la pleine conscience et gérer la pression liée à la compétition.

Des responsables de la protection des athlètes (Safeguarding Officers) du CIO seront présents pour apporter une aide individuelle et organiser des activités éducatives tout au long de l’événement.

 

Autre mission que s’assigne le CIO, la mise en place d’un groupe de travail sur la santé mentale. Il supervisera la coordination des services de soutien psychologique composé de psychiatres et de psychothérapeutes. Ces derniers  assureront des consultations depuis la polyclinique du village et sur certains sites de compétition.

Une ligne d’assistance téléphonique nationale d’urgence sera également disponible en anglais et en français afin d’orienter les athlètes vers les services spécialisés appropriés.

 

Ces ressources mettront l’accent sur l’importance de demander de l’aide en cas de besoin. C’est là tout l’enjeu des problèmes de santé mentale. Un champion, fort sur le terrain, ne devrait pas souffrir de mal être dans son quotidien. Ce peut être tout le contraire. De grands champions, comme Simone Biles ou Mickaël Phelps l’ont démontré. C’est la raison pour laquelle, le CIO entend rester pionnier en matière de lutte contre la santé mentale.

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