Avec le curling, les Jeux commencent déjà

Avec le curling, les Jeux commencent déjà Aux Jeux d’été, le tournoi de football ouvre le bal deux jours avant la

Avec le curling, les Jeux commencent déjà

Aux Jeux d’été, le tournoi de football ouvre le bal deux jours avant la cérémonie d’ouverture. Aux Jeux d’hiver, c’est le curling et cela commence dès aujourd’hui. L’occasion de faire connaissance avec un curieux sport, mythique à plus d’un titre.

 

Le curling est une discipline inventée au 15e siècle dans les Flandres, qui a trouvé sa terre d’élection en Écosse. Ce sont les Écossais qui ont donné un nom à la discipline, ils l’appelaient à l’origine tae curl qui pourrait se traduire par « faire tourner » en référence au mouvement de la pierre sur la glace lorsqu’elle glisse.

En effet, contrairement à l’idée reçue qui dit que le Canada est la terre d’élection du curling (meilleure nation masculine avec trois médailles d’or), c’est bel et bien en Écosse que ce sport puise ses racines. C’est là que le sport s’est développé et que la Fédération internationale a son siège.

 

Dès le début de l’histoire des Jeux d’hiver de Chamonix 1924, le curling est sport olympique. C’est d’ailleurs la Grande-Bretagne et son skip (capitaine) William Jackson (photo) qui gagnent la première médaille d’or.

 

Puis la discipline est seulement en démonstration à Lake Placid 1932 avant de disparaître du programme olympique jusqu’en 1988 et les Jeux d’hiver de Calgary… au Canada. Le sport y est seulement en démonstration. Il faudra attendre les Jeux de Nagano 1998, pour que le curling redevienne un sport olympique à part entière.

L’Écosse, terre du jeu, terre mythique

Si le curling est né en Écosse, c’est aussi en Écosse qu’on y fabrique les pierres si particulières nécessaires à la pratique de ce sport. Il n’existe qu’une seule fabrique, Kays of Scotland, située à Mauchline.

Fondée en 1851, elle conserve les droits exclusifs de récolte du granit d’Ailsa Craig, un caillou (photo) au large des côtes écossaises non loin d’Ayr. 80% des pierres sont issues du caillou.

 

Le reste de la production provient de Trefor au Pays de Galles, où se trouve également une carrière de granit (photo).

 

Kays produit les seules pierres utilisées en compétition par la Fédération mondiale de curling et lors des Jeux olympiques d’hiver. Pour les Jeux de Milan Cortina 2026, 96 pierres sont nécessaires. Elles ont été soigneusement sélectionnées parmi les 200 produites pour l’occasion.

 

La production d’une pierre de curling demande une vingtaine de processus, de la taille de la pierre brute au meulage, en passant par le collage, le polissage à la main.

 

Une pierre de curling pèse entre 17 et 19 kg environ pour une largeur maximale de 30,5 cm et une hauteur maximale de 11,5 cm. La poignée au sommet permet de faire pivoter la pierre avant de la lâcher et lui donner l’effet recherché. C’est d’ailleurs grâce à sa base concave que l’effet devient possible. La pierre peut alors curler, avoir un effet courbe (to curl) jusqu’à atteindre « la maison », la cible finale.

 

Le sport en quelques mots

Une partie se déroule en 10 manches et la rencontre dure environ 2 heures. Chaque équipe a en effet droit à des temps morts qui peuvent durer au total jusqu’à 38 minutes pour affiner la stratégie. Le but du jeu est simple. Pour marquer un point par manche, il faut placer sa pierre le plus près du centre de la cible.

 

Au curling, il n’y a pas que le lancer qui importe. La trajectoire de la pierre peut être infléchie ou accélérée par le balayage de deux équipiers, le second et le troisième (second et third). 

Le premier joueur (lead) est celui qui lance les deux premières pierres de la manche pour son équipe. Dans la plupart des équipes, où le premier joueur n’est pas le capitaine (skip), il effectue le balayage pour chaque lancer de ses coéquipiers.

TOURNOI OLYMPIQUE de CURLING à MILAN CORTINA 2026

Cent vingt curleurs et curleuses composent les équipes des quatorze nations en compétition. Les joutes se dérouleront au Stade olympique de glace de Cortina d’Ampezzo. C’est là que s’était déroulée la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de 1956. L’Italie, pays organisateur, participe à chacun des trois tournois en compétition en plus des neuf nations qualifiées.

 

Tournoi féminin : Canada, Chine, Corée du Sud, Danemark, États-Unis, Grande-Bretagne (champion en titre), Italie, Japon, Suède, Suisse.

Tournoi masculin : Allemagne, Canada, Chine, États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Norvège, Suède (champion en titre), Suisse et République tchèque.

Double mixte : Canada, Corée du Sud, États-Unis, Estonie, Grande-Bretagne, Italie (champion en titre) Norvège, Suède, Suisse, République tchèque

Suivre le tournoi de curling à Milan Cortina

 


Kirsty Coventry, présidente aujourd’hui, athlète toujours

En ouverture de la 145e session olympique, Kirsty Coventry a donné le ton compte tenu du difficile contexte géopolitique. « Nous devons conserver l’état d’esprit d’un athlète : toujours repousser ses limites, ne jamais se reposer sur ses lauriers… Comme nous l’avons vu à Paris 2024, les Jeux sont plus forts que jamais ; mais pour que cela reste ainsi, nous devons évoluer constamment. Il y aura parfois des désaccords, et c’est normal. L’important est d’avoir ces conversations ouvertement pour améliorer le Mouvement olympique », a expliqué Coventry dans son discours d’ouverture.

 

Comme toujours, la présidente du CIO navigue avec une grande habileté. Elle laisse entrevoir sa stratégie de diplomatie, tout en plaidant pour une évolution constante. « Nous sommes une organisation sportive. Nous comprenons la politique et savons que nous n’agissons pas en vase clos. Mais notre domaine, c’est le sport. Cela signifie préserver la neutralité du sport. Un espace où chaque athlète peut concourir librement, sans être entravé par la politique ou les divisions gouvernementales. Dans un monde de plus en plus divisé, ces principes sont plus importants que jamais », a-t-elle ajouté.

 

… Et d’enfoncer le clou avec détermination et courage : « Nous ne pouvons pas plaire à tout le monde. Les valeurs que représentent les Jeux olympiques sont bien sûr notre plus grand atout… Le sport joue un rôle plus large dans la santé, l’inclusion et l’éducation, et nous continuerons à le soutenir, mais notre première responsabilité est de préserver la force et le sens des Jeux afin qu’ils restent une source d’espoir et d’inspiration pour les générations futures. C’est là que réside notre force et c’est ce que le monde attend de nous. »

 


La billetterie se porte bien

Le comité d’organisation des Jeux de Milan Cortina espère atteindre son objectif, qui est de vendre 1,4 million de billets pour ces Jeux d’hiver. Hier, l’organisation a fait savoir à la veille du jour d’ouverture du tournoi de curling à Cortina que la billetterie affiche approximativement 1,2 million de billets vendus.

 

La montée de l’enthousiasme se confirme en Italie avec le relais de la flamme qui continue de parcourir l’ensemble du pays et l’ambiance dans les rues de villes et Cortina d’Ampezzo, ainsi que celles des autres régions hôtes où pointent de l’impatience et de l’excitation.

 


 

Le sport français se préoccupe de l’avenir de ses athlètes

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), en collaboration avec son homologue paralympique, vient de nouer un accord visant à renforcer les transitions professionnelles et la préparation à l’après-carrière. Développée en concertation avec la Commission des Athlètes de Haut Niveau du CNOSF, cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Ambition bleue », piloté par l’Agence Nationale du Sport (ANS) et le ministère des Sports.

 

Son ambition est claire : offrir à chaque athlète un parcours de transition professionnelle structuré, exigeant, humain et durable, pleinement intégré à sa carrière sportive. À l’heure où les carrières sportives sont de plus en plus intenses et souvent plus courtes, la question de l’après-carrière est devenue cruciale, notamment en termes de santé mentale, d’équilibre personnel et d’employabilité à long terme.

 

Ce projet initié par Kirsty Coventry lorsqu’elle présidait la commission des athlètes du CIO démontre que les athlètes acquièrent des compétences hautement transférables et précieuses dans le monde professionnel : discipline, gestion du stress, travail d’équipe et leadership.

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