Les Alpes Françaises ont déposé leur dossier

Les Alpes Françaises ont déposé leur dossier de candidature pour les Jeux d’hiver de 2030 devant le CIO. Ce qui n’était qu’un vague projet lancé simultanément par deux régions françaises, d’un côté Auvergne-Rhône-Alpes et de l’autre Provence-Alpes- Côte d’Azur est devenu un dossier de candidature commun sous l’impulsion du président du CNOSF, David Lappartient.

 

Le dossier est déposé et il ne devrait pas contrarier le CIO. Il respecte les contours de l’Agenda Olympique 2020+5 à savoir qu’il s’appuie sur les aspects essentiels en matière de durabilité, maitrise des coûts et utilisation des sites existants.

C’est ainsi que le projet français propose quatre clusters, deux dans chacune des deux régions. Comme le dit le président du CNOSF, les sites sont parfaits parce qu’ils existent et le décor est remarquable puisque selon lui, les Jeux se dérouleront sur « les plus belles montagnes du monde, dessinées pour les Jeux olympiques ».

 

En région Auvergne-Rhône-Alpes, les épreuves pourraient se dérouler dans les deux départements savoyards. En Savoie, le bobsleigh, la luge et le skeleton sur la piste de La Plagne, le ski alpin à Méribel pour les femmes et Courchevel pour les hommes qui dispose également du tremplin de saut à ski.

De son côté la Haute-Savoie accueillerait le ski de fond et le combiné nordique à La Clusaz, le biathlon au Grand Bornand, le slalom du ski alpin à Val d’Isère ainsi que la cérémonie d’ouverture.

 

En région PACA, la ville de Nice disposerait de toutes les épreuves de glace avec le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling. Seule une nouvelle patinoire serait à construire. Mais ce n’est pas tout, Nice accueillerait également le village principal des athlètes, le centre des médias et de la cérémonie de clôture. Le département voisin des Alpes de Haute-Provence accueillerait le skicross et le snowboardcross à Isola 2000, le snowboard et le ski freestyle entre Serre-Chevalier et Montgenèvre.

Le maître-mot, maitrise des coûts

Reste à trouver le lieu où se déroulera le patinage de vitesse. Les deux régions ne possèdent pas d’anneau spécifique. Comme il n’est pas question d’en construire un, les promoteurs de la candidature française propose la transformation provisoire d’un parc des expos comme le font les italiens de Milan avec la Fiera ou l’utilisation d’un site proche à l’étranger.

 

Reste la question du budget sur lequel le président du CNOSF se montre discret. Il n’avance pas de chiffre, tout juste dit-il « il ne doit pas dépasser ceux des voisins de Milan – Cortina 2026 ». C’est à dire 1,5 milliard d’euros.

Les dès sont jetés, il ne reste plus qu’à attendre la deuxième étape, l’audition devant les membres de la commission de futur hôte du CIO

Elle est prévue prochainement, dans une quinzaine de jours. Tous les porteurs du projet seront là pour la défendre à savoir deux politiques, les deux présidents de région, Renaud Muselier et Laurent Wauquiez, deux élus du CIO, David Lappartient et Martin Fourcade, deux sportives paralympiques Marie-Amélie Le Fur et Marie Bochet.

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