Moins de sports pour mieux de sport
Moins de sports pour mieux de sport Le CIO envisage de réduire le nombre de sports en compétition à Brisbane 2032.
Moins de sports pour mieux de sport
Le CIO envisage de réduire le nombre de sports en compétition à Brisbane 2032. Il faut dire qu’avec 36 sports au programme à LA28, les Américains ont placé la barre trop haute. Cette révision du programme sportif se fondera sur des critères au niveau des disciplines. Le programme sera soumis au vote en juin.
Le programme de Brisbane 2032 sera adopté entre le dernier trimestre de cette année et, au plus tard, les premiers mois de 2027. Une chose est sûre, il n’y aura pas 36 sports, comme à Los Angeles (31 sports officiels et 5 sports additionnels pour un total de 51 disciplines). Lors des Jeux de Londres 2012, seuls 26 sports étaient au programme (41 disciplines).
La clé de cette réforme réside dans une approche plus précise du programme olympique. Le groupe de travail présidé par Karl Stoss entend évaluer les disciplines, le niveau le plus directement lié au terrain, aux sites et à la logistique.
Le directeur sportif du CIO, Pierre Ducrey (photo), a expliqué qu’une discipline désigne une ou plusieurs épreuves d’un sport nécessitant un espace de compétition dédié. Il peut également s’agir d’un espace partagé pour un groupe d’athlètes distinct. Selon cette définition, Paris 2024 était divisé en 47 disciplines et Milan-Cortina 2026 en 20.
Ne pas grandir sans cesse
Ce raisonnement comporte une dimension sportive, mais également opérationnelle et économique. Pour Pierre Ducrey, il s’agit de « comprendre comment simplifier et réduire la taille des Jeux en utilisant des unités étroitement liées à l’un des éléments les plus complexes de leur organisation : le site ».
Kirsty Coventry a élargi le diagnostic à l’ensemble de la chaîne d’impact, reconnaissant que c’est là que surgissent les « coûts et complexités supplémentaires ». Si le CIO admet la nouvelle possibilité de Jeux plus dispersés, il reconnaît que cela complique la tâche de bien des personnes. Plus on multiplie les sites excentrés du siège des Jeux et plus les structures d’accueil pour les comités nationaux olympiques, les diffuseurs, les athlètes et le CIO lui-même s’en trouve compliquée.
Pour la présidence du CIO, l’autorité mondiale du sport doit reprendre le contrôle stratégique des Jeux olympiques : « C’est notre produit. Nous devons en reprendre le contrôle. Et nous devons en prendre soin. Et nous devons réfléchir à la manière dont nous souhaitons intégrer de nouveaux sports, des sports et des disciplines innovants, au programme ». Kirsty Coventry résume l’affaire d’une phrase : « Nous ne pouvons pas continuer à grandir sans cesse ».
Brisbane 2032 sous contrôle
C’est ainsi qu’à l’occasion des Jeux de Brisbane 2032, » les organisateurs auront une marge de manœuvre limitée dans une décision qui affectera directement les sites olympiques du Queensland. Le contrat de Brisbane 2032 n’impose pas l’organisation de Jeux de l’envergure de ceux de Los Angeles 2028, et Andrew Liveris, président du comité d’organisation, est favorable au maintien du nombre d’athlètes à 10 500, alors que Los Angeles 2028 pourrait accueillir jusqu’à 13 000 participants ».
Pour l’heure, le plan pour 2032 pourrait s’étendre sur neuf zones olympiques dans le Queensland, avec des compétitions prévues à Rockhampton, Cairns, Townsville, Maryborough et Toowoomba, ainsi que sur la Sunshine Coast, la Gold Coast et Brisbane.
Dans cette optique, les disciplines nécessitant des installations spécifiques feront l’objet d’un examen plus approfondi. C’est le cas du VTT en cyclisme, du canoë-kayak slalom et du concours complet en équitation. Il semble peu probable que les disciplines additionnelles prévues à Los Angeles, comme le flag football, la crosse ou le squash, figurent au programme de Brisbane 2032.
* Nous reviendrons vendredi 15 mai sur ce sujet afin d’évoquer les sports qui pourraient faire les frais de cette remise à plat du programme olympique.
Quatre nouveaux groupes de travail
Toujours soucieuse de réfléchir et d’adapter l’évolution du mouvement olympique au monde moderne, Kirsty Coventry a mis sur pied quatre nouveaux groupes de travail. Ils se pencheront sur :

Les séries de qualification olympique, avec l’idée de trouver un modèle commercial durable. Ce groupe sera présidé par le Roumain Octavian Morariu (à gauche).
La livraison des Jeux olympiques, afin de réduire les complexités, de renforcer l’expérience, la durabilité et l’héritage sera confiée au Français Tony Estanguet (au centre).
L’autonomie, l’éthique et la bonne gouvernance sera dirigée par l’Arubéenne Nicole Hoevertstz (au centre).
Un monde meilleur à travers le sport sera sous la responsabilité de la Papouane-Néo-Guinéenne, Auvita Rapilla (à droite).