Vilotte : « trop belle pour être refusée »
Vilotte : « trop belle pour être refusée » Depuis l'officialisation du départ de Cyril Linette, Michel Cadot, ancien délégué interministériel
Vilotte : « trop belle pour être refusée »
Depuis l’officialisation du départ de Cyril Linette, Michel Cadot, ancien délégué interministériel des Jeux de Paris 2024, occupe temporairement la fonction de directeur général. Désormais, le nom de Jean-François Vilotte circule abondamment pour occuper définitivement la fonction. Pas candidat il y a un mois, il semble avoir infléchi sa position.
Entre le patron de l’organisation Edgar Grospiron et Cyril Linette, le courant ne passait pas et les deux hommes avaient fini par ne plus s’adresser la parole. À quatre ans de l’organisation des Jeux, alors que le temps presse et que, de l’aveu du CIO, les Alpes 2030 ont pris du retard, il fallait mettre fin à cette crise de gouvernance.
Pressenti par Grospiron dès le départ, le nom de Jean-François Villotte semble aujourd’hui s’imposer pour succéder à Linette. Seulement Vilotte entend faire les choses à sa manière. Actuellement directeur général de la Fédération française de football (FFF), il quitterait son poste après avoir fini son travail, c’est-à-dire après la Coupe du monde de foot organisée en juin. Peu enclin à postuler, voici un mois, il ne serait plus aussi certain de décliner une nouvelle fois l’offre d’Edgar Grospiron.
En attendant, Michel Cadot est chargé de remettre de l’ordre dans la maison et gérer le quotidien.
L’homme d’expérience
Selon des proches de l’organisation, Vilotte est une figure respectée, capable de fédérer rapidement les équipes. Il semble surtout en mesure de faire entendre raison aux politiques des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui semblent vouloir exercer une influence un peu trop importante.
Or, on l’a dit, le temps presse. Il faut faire des choix forts avant l’été : choisir les disciplines additionnelles, définir définitivement la carte des sites (photo) et commencer à engranger des partenaires financiers, indispensables au financement des Jeux.
Or, les dernières élections municipales ont changé la donne. Nice, la ville des sports de glace, semble aujourd’hui mise en concurrence après l’élection du nouveau maire, Eric Ciotti. Ce dernier souhaite vouloir mettre son grain de sel dans le projet initial.
Vilotte, s’il est désigné, devra user de son influence et de son autorité pour mettre tout le monde autour d’une table et faire les choix qui s’imposent. Il aurait en tout cas le soutien du gouvernement. D’ailleurs, il s’y prépare, considérant que la proposition est « trop belle pour être refusée »… une fois, la Coupe du monde terminée.
Pour un comité en quête de stabilité, ce niveau de motivation, conjugué à son expérience au sein de fédérations sportives, est perçu comme un gage de crédibilité plutôt que comme un simple changement de poste.