Nice fait un premier pas, mais pas l’essentiel
Nice fait un premier pas, mais pas l'essentiel Après sa rencontre avec Edgar Grospiron et ses entretiens successifs avec Renaud Muselier,
Nice fait un premier pas, mais pas l’essentiel
Après sa rencontre avec Edgar Grospiron et ses entretiens successifs avec Renaud Muselier, le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, tend la main à l’organisation. Il veut vraiment des Jeux sur la Baie des Anges, mais il entend se démarquer de son prédécesseur.

Le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, avait fait du sujet des Jeux olympiques à Nice, un axe de sa campagne des municipales. Il disait à qui voulait l’entendre que le projet initié par le Comité d’organisation avec son prédécesseur Christian Estrosi ne lui convenait pas du tout et qu’avec lui « ça ne se ferait pas comme ça ».
Pour l’heure, l’élu nationaliste semble avoir mis de l’eau dans son vin. « Nous trouverons des solutions pour que les Jeux se déroulent ici, dans le respect de notre territoire et de nos citoyens », a déclaré Éric Ciotti. Nice doit en effet accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track, le curling et un village olympique. C’est un pôle majeur au sein de l’organisation. Toutefois, des désaccords persistent quant au choix des infrastructures.
Invité sur ICI Azur, ce lundi, le maire de Nice est revenu sur sa rencontre avec Edgar Grospiron, patron des Jeux d’hiver de 2030. À cette occasion, il a assuré qu’il souhaitait « ardemment que les Jeux olympiques aient lieu à Nice ».
Par ailleurs, alors que les deux hommes ne s’adressaient plus la parole, Ciotti avoue avoir également travaillé avec Renaud Muselier, qui préside la société de construction des ouvrages olympiques (Solideo). « Nous avons déjà des points de convergence, des points qui pouvaient être nuancés ou différents au départ », a dit Eric Ciotti.
La pression sur l’édile niçois

Le projet de transformation de l’Allianz-Arena en deux patinoires olympiques
Toutefois, il est une pierre d’achoppement qui reste importante. Ciotti rejette le projet d’installer un toit temporaire au-dessus du stade de football Allianz Riviera pour le transformer en patinoire et y accueillir les tournois de hockey sur glace. Selon lui, ce projet priverait l’équipe de football niçoise de son stade pendant plusieurs mois.
Quitte à vouloir changer l’organisation prévue dans sa ville, le nouvel édile doit accepter la pression qui va avec. C’est ainsi que Muselier le répète à l’envi : « la question des sites niçois doit être tranchée d’ici fin avril. Une ultime réunion doit se tenir le 17 avril. Elle doit être une sorte de « réunion finale, technique et financière, une étude de faisabilité sur le calendrier ». « Nous sommes très pressés », a révélé Muselier. Le CIO estime que l’organisation d’Alpes 2030 a pris déjà plusieurs mois de retard sur le calendrier prévu.
En revanche, il est un point sur lequel Ciotti a plié, c’est l’emplacement de la patinoire du patinage artistique. Il souhaitait rapatrier le patinage artistique en centre-ville, il y renonce. Il est désormais favorable au projet initial avec la construction d’une salle omnisports dans la plaine du Var, prévue dans le cadre du projet Alpes 2030, pour le patinage artistique. Le hall d’exposition qu’il préconisait « semblait un peu trop petit pour accueillir 12 000 spectateurs, voire plus », dit-il aujourd’hui. De fait, il serait favorable à la construction du village olympique prévu juste à côté.
Lyon met la pression
Le nouvel élu niçois réalise que la pression est forte sur l’organisation, car il ne reste que quatre ans avant l’échéance et le temps perdu sera difficile à rattraper. De plus, la ville de Lyon, absente de l’organisation, se pose aujourd’hui en concurrente et n’hésite pas à faire des propositions pour entrer dans le jeu. Elle se déclare prête à organiser l’ensemble de sports de glace si nécessaire.
La capitale de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas impliquée dans la planification des Jeux olympiques, mais accueillera la Coupe du monde de hockey sur glace en 2028 au Groupama Stadium, le stade de foot de l’Olympique Lyonnais. Pour le maire de Lyon, Grégory Doucet, les Championnats du monde seraient « un bon moyen de s’entraîner, peut-être de répéter en vue des Jeux olympiques de 2030 ».
Marina Ferrari tente de rassurer
En dépit de plusieurs mois de retard, la ministre des Sports Marina Ferrari assure que « la France sera en capacité de livrer » les Jeux olympiques d’hiver 2030, prévus dans les Alpes françaises.
Pourtant des désaccords persistent avec la ville de Nice, désormais dirigée par Éric Ciotti comme vous pouvez le lire ci-dessus.
« Les équipes municipales qui ont été élues doivent prendre connaissance des dossiers. Des discussions techniques sont en cours, tout est en train de se caler », déclare Marina Ferrari.
« On s’est laissé jusqu’au mois de juin pour définir la carte des sites. À ce stade, je n’ai aucun doute ».
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