Une délégation d’athlètes neutres confidentielle

La date limite d’engagement des pays pour les Jeux olympiques est close. Au total, seuls 16 Russes et 17 Biélorusses ont accepté les invitations à concourir sous drapeau neutre aux Jeux olympiques de Paris, selon le dernier décompte de mardi.

 

33 athlètes neutres (AIN) c’est encore moins que les 78 qui avaient gagné leur qualification sur le terrain dans 12 sports individuels et encore moins que les 51 sportifs qui avaient obtenu du CIO, un passeport d’athlète neutre. Au final, les AIN ne seront que 24, pas un de plus.
Ce n’est pas beaucoup et pour tout dire, ridiculement peu !

De plus, un porte-parole du Comité international olympique (CIO) a déclaré à l’AFP que cette liste mise à jour, qui comprend dix sports allant du cyclisme à la natation et au tennis, est susceptible de changer si des athlètes se retirent.

 

Jusqu’à présent, le CIO a enregistré 19 refus d’athlètes russes, dont certains ont changé d’avis, et sept refus d’athlètes biélorusses, dont les meilleures joueuses de tennis Aryna Sabalenka et Victoria Azarenka, classées troisième et seizième mondiales. respectivement.

 

Cette délégation ne comptera aucun athlète dans la mesure où World Athletics refuse aux Russes et aux Biélorusses de participer aux épreuves internationales. Elle n’aura qu’un seul nageur, le brasseur Evgenii Somov qui étudie et s’entraine aux États-Unis.

Les lutteurs boycottent

Les quatre judokas russes invités ont décliné collectivement l’invitation, tout comme l’ensemble des lutteurs, même si Shamil Mamedov figure toujours sur la liste des participants à Paris.

Ce refus collectif faisait suite à une protestation samedi de leurs fédérations contre le « principe non sportif de la sélection ». En lutte, la Russie avait 10 sélectionnés. C’est la Fédération russe de lutte qui a pris cette décision pour protester contre le fait que 16 lutteurs s’étaient qualifiés sur le cercle et que seuls 10 ont été considérés comme neutres.

 

Du coup, le président Mikhaïl Mamiashvili de la Fédération russe de lutte n’y est pas allé par quatre chemins : « la décision du CIO de retenir seulement dix des seize lutteurs ayant décroché un quota, écartant les plus performants, a été jugée injuste et discriminatoire par les athlètes et leur encadrement. Ce ne sont pas des Jeux olympiques, c’est une parodie de compétition », a-t-il suggéré à l’agence TASS.

 

La décision de la fédération de lutte n’a surpris personne, car la sélection avait été amputée du double champion olympique en lutte libre (86 kg), Abdulrashid Sadulaev (photo), et le médaillé d’or en moins de 57 kg aux Jeux de Tokyo 2020, Zaur Uguev.

La détermination du CIO à écarter des Jeux de Paris 2024 tous les athlètes russes et biélorusses soupçonnés d’un soutien au Kremlin et au conflit en Ukraine pèse de plus en plus lourd.

 

À Tokyo, il y a 3 ans, la Russie comptait 336 athlètes et la Biélorussie : 109.

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