Trois villes en route pour les JOJ 2030
Trois villes en route pour les JOJ 2030 La volonté de Kirsty Coventry d'évaluer au mieux les villes candidates à l'organisation
Trois villes en route pour les JOJ 2030
La volonté de Kirsty Coventry d’évaluer au mieux les villes candidates à l’organisation des Jeux olympiques vient d’être démontrée avec l’annonce concernant les prochains Jeux olympiques de la jeunesse 2030. Ce n’est plus une ville, seule, qui atteint le processus de dialogue ciblé comme ces dernières années, mais trois : Asuncion, Santiago du Chili et Bangkok. Toutes les trois devront montrer dans les prochains mois laquelle est la meilleure pour accueillir les espoirs du mouvement olympique.
Les trois villes candidates aux JOJ 2030 auront quatre ans pour s’y préparer, puisque l’élection de la ville hôte interviendra l’an prochain. Quatre ans, c’est à la fois long et court lorsqu’il est question d’organiser des épreuves pour une trentaine de sports différents. Autant disposer de toutes ou presque toutes les infrastructures nécessaires pour être en mesure de réussir.
C’est le groupe de travail présidé par la Slovaque Danka Hrbekova, qui devait déterminer la prochaine ville organisatrice dans le cadre des chantiers à l’initiative de la présidente du CIO. Le groupe de travail s’est focalisé sur les villes capables de durabilité, de simplicité opérationnelle et d’utilisation exclusive d’infrastructures existantes ou temporaires pour déterminer les trois finalistes.
Le Paraguay se donne les moyens
C’est ainsi que le Paraguay, qui a organisé cette année les Jeux panaméricains juniors avec efficacité, dans le respect du budget et avec un impact économique estimé à 431,3 millions de dollars (367 millions d’euros), a permis de positionner le pays sur la scène sud-américaine et désormais sur la scène internationale.
La proposition du Paraguay est également renforcée par l’engagement clair du gouvernement national envers ce projet et le développement du sport à l’échelle nationale. Le pays s’est engagé à financer la quasi-totalité des coûts liés à l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse, offrant ainsi un modèle stable et à faible risque, pleinement conforme aux principes de durabilité du CIO.
Ce succès repose sur l’infrastructure du Parc olympique paraguayen (photo) et sur un modèle opérationnel innovant : un comité d’organisation permanent qui garantit la continuité, l’uniformisation et la qualité de l’événement.
Asuncion possède, on le voit, de nombreux atouts dans sa manche. C’est d’autant plus vrai que la capitale paraguayenne vient de remporter une autre grande compétition : l’organisation des Jeux panaméricains 2031 face aux poids lourds que représentait Rio de Janeiro associée à Niteroi.
Des concurrentes sérieuses
De son côté, la capitale de la Thaïlande, Bangkok, propose un concept articulé autour de deux pôles. Le premier est urbain, le deuxième côtier. Là encore les installations existantes et d’autres temporaires sont privilégiées. Le campus universitaire deviendrait le village olympique afin d’offrir aux jeunes athlètes des temps de déplacement courts et un environnement sûr.
La candidature thaïlandaise bénéficie également d’un soutien important des autorités locales et nationales, notamment un engagement à financer 80 % du budget du comité d’organisation. Ce soutien offre un cadre stable au projet.

Stade olympique de Santiago du Chili
La proposition de Santiago du Chili, elle, repose pour l’essentiel sur l’expertise opérationnelle acquise lors des Jeux panaméricains de Santiago 2023. La ville a déjà démontré sa capacité à organiser des événements multisports d’envergure internationale. C’est d’ailleurs ce succès qui a incité les Chiliens à engager une candidature à l’organisation des Jeux olympiques de 2036. De plus, le projet chilien bénéficie d’un large soutien gouvernemental, notamment un engagement à financer 70 % du budget du comité d’organisation et à couvrir tout déficit.
Le gouvernement s’est également engagé à financer la construction du village olympique de la jeunesse.
Le Comité exécutif du CIO prendra une décision en milieu d’année 2026. D’ici là, les trois villes candidates devront répondre aux analyses techniques du CIO : soumettre des garanties officielles, répondre à des questionnaires détaillés, évaluer les risques tout en limitant les coûts et en démontrant que le projet sportif est axé sur la jeunesse. Ce processus de sélection se déroulera en parallèle des préparatifs des prochains JOJ de Dakar 2026.