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La flamme de l’espoir est enfin partie !

Le relais de la flamme a débuté aujourd’hui dans le nord-est du pays, à Fukushima. L’endroit n’a pas été choisi au hasard. Il a été victime il y a dix ans, d’un terrible tsunami suivi d’un accident nucléaire majeur. Aussi, le relais de la flamme est placé tout à la fois sur le souvenir, mais aussi l’espoir d’un monde en reconstruction après l’épreuve de la pandémie.

Pendant les 121 jours du relais, les organisateurs vont s’efforcer de préserver l’archipel d’une relance de l’épidémie de coronavirus tout en présentant la culture, l’histoire et les paysages nippons. Nippon, signifie littéralement « le pays d’origine du soleil ».

 

C’est donc une flamme olympique, symbole du soleil, allumée en Grèce il y a un an, qui est enfin partie ce matin du J-Village de Fukushima.

L’histoire retiendra que le premier porteur était l’ancien entraineur de l’équipe de football féminine, championne du monde en 2011. Les joueuses dans la foulée se sont relayées pour porter un flambeau qui va traverser les 47 préfectures (régions) du Japon.

10.000 porteurs y participeront. La plupart le feront en courant bien sûr, d’autres en marchant. Certains le feront avec des skis, d’autres en étant tractés par un cheval. Des porteurs utiliseront d’ancestrales techniques de natation.

Enfin l’un des porteurs sera Kane Tanaka, 118 ans, la doyenne de l’humanité. Elle y participera en fauteuil roulant dans sa ville de Fukuoka.

Fukushima comme point de départ

C’est du centre d’entraînement national du football de Fukushima qu’est parti le relais. Le J-Village a servi de base opérationnelle lors de la catastrophe nucléaire.

De là, la flamme se dirigera progressivement vers le sud, atteignant la préfecture insulaire subtropicale d’Okinawa vers le début du mois de mai avant de se diriger vers Hokkaido, l’île à l’extrême nord du pays, avant de revenir vers Tokyo pour les 15 derniers jours avant les Jeux. (carte ci-dessous)

Mesures sanitaires très strictes

Afin de veiller à ce que le relais ne se transforme pas en lieu de propagation du coronavirus, le comité d’organisation des Jeux de Tokyo 2020 a pris des précautions inédites.

 

Le départ du relais s’est fait sans public ou presque. Le premier ministre Yoshiro Suga, était lui-même absent.

Il a toutefois tenu en envoyer un message depuis Tokyo. « C’est une excellente occasion pour les Japonais de se faire une idée réelle de l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques », a déclaré Suga. « J’espère que l’élan se développera dans chaque région », a-t-il déclaré.

 

Car en effet, par la suite, le public sera autorisé à assister au relais, mais les rassemblements trop importants seront bannis. La police pourra intervenir pour disperser de trop importants attroupements. Les organisateurs se réservent le droit d’interrompre le relais si les foules étaient trop denses et impossibles à canaliser.

 

De plus, les spectateurs seront invités à regarder passer la flamme dans leur région, mais ils seront conviés à ne pas se déplacer hors de leur préfecture. Ils seront également priés d’applaudir plutôt que de crier pour soutenir les coureurs.

 

Quant aux porteurs, ils vont devoir se transmettre la flamme côte à côte et non pas face à face.

Convertir l’opinion

Le COJO pense que ce relais est une occasion cruciale de convaincre les Japonais de l’utilité des Jeux olympiques pour le pays.  Il le pense d’autant plus que les nippons sont désormais débarrassé du souci des visiteurs étrangers. C’était l’aspect qui inquiétait la population locale.

 

Malgré cela, il y a encore de la marge ! Un récent sondage réalisé par le quotidien Asahi, publié lundi, montre que 85 % des Japonais approuvent cette mesure sanitaire. Toutefois, le sondage précise également que les Japonais restent sceptiques quant à l’organisation des Jeux cet été.

Si 27 % des sondés y sont favorables, (un pourcentage plus élevé que lors des enquêtes précédentes), 36 % jugent qu’ils devraient être à nouveau reportés et 33 % déclarent toujours qu’ils devraient être annulés.

Mettre en valeur la culture japonaise

Le Japon c’est le berceau de la natation sportive, il était donc impossible de ne pas présenter le « Nihon eido ». C’est un style de nage vieux de 300 ans, une sorte d’art martial dans l’eau.

Une nage qui pouvait être pratiquée en armure par les samouraïs (photo).

 

 

 

Une des porteuses du flambeau traversera la rivière qui fait face au Dôme de la bombe atomique à Hiroshima en pratiquant cette nage ancestrale. D’autres porteurs dans d’autres régions pratiqueront également le Nihon eido.

 

D’autres méthodes distinctives de transport de la flamme sont également prévues. Un jockey accompagnera un porteur de flambeau alors qu’il montera sur un lourd traîneau en fer tiré par un cheval. Cette démonstration se déroulera sur l’hippodrome d’Obihiro dans l’île d’Hokkaido.

 

La flamme sera également transportée sur un bateau de pêche traditionnel en bois appelé « sabani » à Okinawa, l’île du sud.

Elle sera également transportée dans un téléphérique jusqu’au mont Kinka (photo) dans le centre du Japon. C’est là que se trouve le château historique de Gifu.

 

Dans la préfecture de Fukushima, l’ancien skieur acrobatique olympique japonais Sho Endo dévalera une pente d’une station.

 

Au total, 859 municipalités seront visitées. La flamme montera bien évidemment le mont Fuji, le plus haut sommet du Japon. D’autres sites touristiques populaires comme le temple Todaiji à Nara, avec sa statue du Grand Bouddha de 15 mètres de haut sera visité.

Amanohashidate, un banc de sable dans la préfecture de Kyoto recouvert de pins et considéré comme l’un des trois sites les plus pittoresques du pays ne sera pas oublié.

Une quinzaine tokyoïte pour terminer

Puis la flamme rejoindra Tokyo le 9 juillet au parc olympique de Komazawa, qui a organisé des épreuves lors des Jeux olympiques d’été de 1964.

 

Les porteurs de flambeaux doivent également s’arrêter à la tour Tokyo Sky Tree haute de 634 mètres (photo).

Ils iront au Ryogoku Kokugikan, le célèbre lieu de sumo de la ville.

 

La dernière visite le 24 juillet est prévue au siège du gouvernorat de Tokyo avant de rejoindre le stade olympique pour la cérémonie d’ouverture.

La carte du relais

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