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Macron s’invite à l’organisation des Jeux

Le président de la République Emmanuel Macron réunira autour de la Première ministre Elisabeth Borne, les acteurs des Jeux olympiques de Paris 2024 le 25 juillet « pour faire un point détaillé de l’avancement de la préparation des Jeux ». C’est la ministre des Sports et des Jeux Olympiques Amélie Oudéa-Castéra qui vient d’en faire l’annonce.

 

Il y a 5 ans, lors de attribution des Jeux à Paris 2024. Le temps de l’union sacrée !

À deux ans de l’évènement et deux mois après le fiasco de la finale de la Ligue des champions au Stade de France, l’exécutif entend passer en revue les questions de « sécurité » et de « transports » principalement.

 

Les Jeux Olympiques et Paralympiques seront le plus grand événement jamais organisé en France avec une estimation de 13,5 millions de spectateurs, 4 milliards de téléspectateurs, près de 15.000 sportifs (olympiques et paralympiques), 20.000 journalistes et plus de 70 000 bénévoles pour ne citer que quelques chiffres.

 

Lors de cette réunion de mise au point, en plus de la première ministre et la ministre des sports, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, le délégué interministériel aux Jeux olympiques, Michel Cadot et le président du Comité d’organisation, Tony Estanguet sont convoqués.

L’Élysée entend reprendre la main dans ce dossier au moment où quelques flottements ont été observés ces dernières semaines. Ils concernaient principalement la carte des sites, toujours en construction et le budget qui prend de la hauteur.

Une carte des sites presque dessinée

S’agissant de la carte des sites, le président de la république va sans doute rappeler qu’il souhaite que tous soient définitifs avant la fin de l’année. Lors du conseil d’administration il a été proposé et accepté un « switch » géographique entre le handball et le basket. Le COJOP entend proposer que le basket joue sa phase préliminaire à Lille et la phase finale à Bercy, tandis que le handball fera le chemin inverse (Paris Sud pour le handball, le lieu initialement prévu pour le basket au Parc des Expos de la Porte de Versailles).

 

Les représentants de Paris 2024 ont convenu que cette proposition avait l’avantage de ne pas ajouter de site supplémentaire. Il permet aussi au handball de revenir à Paris, puisque c’était le seul sport collectif sans matches dans la capitale alors que les handballeurs, garçons et filles sont champions olympiques en titre.

Tout le monde pourrait y trouver son compte, même si la FIBA n’est pas chaude pour aller jouer à Lille. Elle pense que les joueurs de NBA pourraient ne pas apprécier les aller-retours vers le Nord de la France. C’est le CIO qui en dernier lieu donnera son aval ou non.

 

La cartographie des sites olympiques n’est donc toujours pas définitive à deux ans des Jeux. Il faut dire que la question n’est pas neutre car elle engage un budget. C’est ainsi qu’on a appris que le centre national de tir de Chateauroux a considérablement baissé ses prétentions pour accueillir la compétition. Au départ, les responsables du site espéraient 17 millions d’euros de location, ils se contenteront de 5 millions.

Pas d’impôt olympique

Bien que le coût des Jeux augmente en raison de l’inflation galopante dans tous les domaines, invité de France Info, Tony Estanguet a écarté l’idée d’un nouvel impôt pour financer les Jeux olympiques, contrairement à ce qu’affirment certaines personnalités. Parmi elles, un ancien proche du comité d’organisation, Guy Drut, par ailleurs membre du CIO. « Il  n’en a jamais été question« , répond Tony Estanguet.

 

Le coût global des Jeux olympiques qui était de 7,2 milliards d’euros en début d’année s’élève désormais à 7,7 milliards d’euros. La moitié est consacrée à l’organisation des Jeux, l’autre moitié à la construction des sites.

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