Edgar Grospiron renaît un 13 février

Après des mois d'atermoiements, de désaccords et de rebondissements, les Jeux olympiques d'hiver dans les Alpes françaises en 2030 vont

Après des mois d’atermoiements, de désaccords et de rebondissements, les Jeux olympiques d’hiver dans les Alpes françaises en 2030 vont enfin avoir un président. Le champion olympique de bosses à Albertville 1992, Edgar Grospiron, sera proposé le 18 février pour prendre la tête du comité d’organisation.

 

Le destin a un côté joueur : l’ancien skieur de la Clusaz, âgé de 55 ans aujourd’hui, a été élu président d’Alpes 2030 le 13 février, soit exactement 33 ans après son sacre à Albertville. « Un beau symbole », a réagi la ministre des Sports, Marie Barsacq.
D’autant plus qu’Edgar Grospiron a pour habitude de dire qu’il est « né un 13 février », histoire de rappeler que c’est ce jour qui a changé sa vie. Cette fois, le 13 février devient pour lui un nouvel accélérateur.

 

Dix jours après le retrait fracassant du quintuple médaillé d’or olympique de biathlon Martin Fourcade, au nom de « ses convictions », c’est un autre champion, Edgar Grospiron, qui sera adoubé à Lyon mardi prochain, à cinq ans de l’évènement.

À l’issue d’une campagne express de moins de 10 jours, l’ex-triple champion du monde de bosses a donc convaincu les décideurs des Jeux dans les Alpes françaises 2030 qu’il était bien la bonne personne pour le poste.

Une nomination évidente

Le G5 comme on l’appelle souvent qui regroupe les parties prenantes de ces Jeux d’hiver (ministère des Sports, comités olympiques et paralympiques, représentants des deux régions Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), ont donc mis fin au feuilleton qui commençait à faire mauvaise impression. L’ancien chef du gouvernement Michel Barnier, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par le CIO, a également pris part à la décision.

 

Edgar Grospiron avait enflammé la France lors des JO d’Albertville de 1992 en remportant l’épreuve de bosses. Il jouit d’un indéniable capital sympathie, ce qui a sans doute fait la différence. Il faisait face à cinq autres prétendants : les anciens sportifs Marie Martinod, Vincent Jay, Nathalie Péchalat, Jean-Luc Crétier, auquel s’ajoutait la candidature de l’ancien journaliste Gérard Holtz.

« L’État sera à ses côtés pour le soutenir et préparer ce rendez-vous », a assuré la ministre des Sports, qui était membre du Comité d’organisation des Jeux de Paris 2024.

 

Edgar Grospiron, éphémère directeur général de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver 2018, qui s’était soldée à l’époque par un échec, avait assuré avoir été contacté par le Comité olympique français (CNOSF) avant même le retrait de Martin Fourcade pour le poste.

Sa désignation devrait enfin donner le départ d’Alpes françaises 2030, après toutes les tensions de ces derniers mois autour de la désignation du président.

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