Is Donald Trump watching you?
Is Donald Trump watching you? La presse s'est émue après la signature par Donald Trump d'un décret destiné à créer un
Is Donald Trump watching you?
La presse s’est émue après la signature par Donald Trump d’un décret destiné à créer un groupe de travail de la Maison-Blanche sur les Jeux olympiques et paralympiques de Los Angeles 2028. Même si cet engagement du président américain peut susciter de l’inquiétude, il ne fait qu’imiter ses prédécesseurs à l’organisation des Jeux.
Le gouvernement américain contribue depuis toujours à l’organisation et à la tenue d’événements de plusieurs jours, comme les Jeux olympiques. Comme dans les autres pays organisateurs, le gouvernement américain doit être impliqué pour que les Jeux fonctionnent. C’est le point de départ. Il est donc normal que Washington s’implique dans la construction des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Donald Trump multipliant les prises de position et les attitudes péremptoires sur bien des sujets, la signature de son décret la semaine dernière sur la création d’un groupe de travail sur les Jeux olympiques a fatalement suscité une certaine émotion. Pourtant, ses prédécesseurs en ont fait autant lors des précédents Jeux organisés sur le sol américain.
Une initiative d’état (presque) ordinaire
Le même type de groupe de travail de la Maison-Blanche avait été créé pour les derniers Jeux olympiques de Los Angeles 1984, trois ans avant l’événement entre le président Ronald Reagan et le président du Comité d’organisation, Peter Ueberroth. Seule différence notable cette fois, c’est Trump qui dirige le groupe de travail alors qu’à l’époque Reagan avait confié la mission à son directeur de cabinet.
Même chose lors des Jeux d’Atlanta 1996, c’est Al Gore qui dirigeait le groupe de travail. Plus récemment, les Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City 2002 se tenaient juste après les attentats du 11 septembre. À l’époque, Georges Bush avait délégué à Dick Cheney, la gestion de ce groupe de travail.
Ils ont nécessité un niveau de sécurité plus élevé que jamais auparavant. 252 millions de dollars étaient prévus. La facture a rapidement atteint 342 millions un an avant les Jeux et le compte final n’a jamais été publié.
Lors de la signature du décret la semaine dernière (photo), Casey Wasserman, le président de Los Angeles 2028, était présent. Il a d’ailleurs déclaré dans la foulée : « Le fait que le président se soit autoproclamé président est unique, mais je pense que cela témoigne de l’importance de cet événement pour lui et le gouvernement fédéral, ce qui ne fait que valider leur soutien et leur engagement à organiser ces Jeux avec nous ».
Certains n’ont toutefois pas manqué de dénoncer une attitude un peu servile de Wasserman. Il a même offert, pour l’occasion à Trump, un coffret avec les trois médailles de Los Angeles 1984. D’autres au contraire, plébiscitent son initiative, considérant que « Casey Wasserman comprend ce qu’il a entrepris et combien cela est difficile, et le restera, pendant encore trois ans. Se planter maintenant avec le président est une question de survie, un gain de temps pour s’organiser et progresser. Pas une capitulation. »
Le rôle du gouvernement fédéral
Les Jeux de 2028 ont été déclarés « Événement national spécial de sécurité » depuis juin de l’an dernier. Cette désignation a placé les services secrets américains aux commandes de la conception et de la mise en œuvre du plan de sécurité opérationnel. Depuis, ils planifient la sécurité, les responsabilités et les dates des interventions. Un milliard de dollars ont été affectés au poste « sécurité ».
Les autres instructions du décret présidentiel concernent les obstacles juridiques, logistiques ou réglementaires susceptibles d’entraver l’efficacité du soutien fédéral aux Jeux et recommander des solutions rapides.
Le décret vise également à contribuer à la planification et à la mise en œuvre des programmes de traitement des visas et d’accréditation des athlètes, entraîneurs, officiels et journalistes étrangers. C’est ce point qui inquiète le plus compte tenu des prises de position de Donald Trump ces derniers mois.
Enfin, le décret assure la disponibilité opérationnelle des forces de l’ordre, de la lutte antiterroriste, des transports et des interventions d’urgence.
L’état au secours des transports
Des fonds seront en effet alloués – à terme – aux transports. La « Los Angeles Metropolitan Transportation Authority » a demandé 3,2 milliards de dollars pour les Jeux et d’autres projets. Elle n’a rien reçu de l’administration Biden, ni, celle de Trump jusqu’à présent.
La répartition des responsabilités dans le secteur des transports publics reste à déterminer. Les relations entre le président américain et la municipalité et le gouvernorat de Californie, démocrates, sont loin d’être au beau fixe. Toutefois, le Département des Transports est désormais en alerte pour contribuer au bon déroulement des Jeux.
On le voit, l’administration Trump se doit d’être impliquée dans les Jeux de LA 28 afin de pouvoir intervenir si c’est nécessaire. Le décret de mardi dernier est une chose normale. Reste à voir, à terme, si l’attitude du président américain donne des raisons de s’en inquiéter. Il a déjà démontré qu’il en était capable.
Quoi qu’il en soit, selon l’ancien rédacteur en chef du Times, Bill Dwyre « Lorsque les Jeux de 1984 ont été un succès, se transformant en deux semaines de joie, de célébrations, de réussites et d’émerveillement émotionnel, tout reposait sur les athlètes. C’est le cas de tous les Jeux olympiques. Leurs actions et leur manière de les mener relèguent naturellement au second plan la politique, les querelles internationales, le spectacle égoïste ».
Les Jeux de Paris 2024 en ont été l’éclatante démonstration.
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