Edgar Grospiron : et si c’était le bon plan ?

On nous a fait croire que plusieurs candidats étaient en balance pour le poste de président du COJOP, Alpes françaises

On nous a fait croire que plusieurs candidats étaient en balance pour le poste de président du COJOP, Alpes françaises 2030, on découvre aujourd’hui que Martin Fourcade était en réalité seul en piste. Le président de la région PACA, Renaud Muselier, en colère après son jet d’éponge, explique que les tractations avec le sextuple champion olympique étaient engagées depuis 7 mois. Faites le calcul : Martin Fourcade était le candidat préféré depuis juillet dernier, date à laquelle le CIO a confié l’organisation des Jeux de 2030 aux Alpes françaises.

 

Pendant ce temps, on a amusé la galerie, fait de la communication, jusqu’à ce que la montagne accouche d’une souris. Force est de reconnaître que, si le projet va à son terme, il commence mal et dans la difficulté.

On dit bien que, si le projet va à son terme, c’est parce que le CIO commence à sérieusement s’impatienter de n’avoir aucun interlocuteur dans la place. Jusque-là, l’organisation mondiale du sport se montrait tolérante avec les tergiversations des promoteurs. Et pour cause, elle avait acté depuis longtemps que Fourcade était l’interlocuteur privilégié. Mais là, patatras, son plan vole en éclat. C’est d’ailleurs pour cela que le CIO se montre directif et indique que Fourcade sera coûte que coûte membre du Conseil d’administration. Il sera l’œil du CIO au sein de la structure organisationnelle.

 

Au delà des regrets et des déceptions des uns et des autres, la seule question qui importe désormais est : qui ? Quelle personnalité pour incarner la présidence ? Le rôle est essentiel, c’est celui qui assure la communication, qui câline les sponsors potentiels et surtout veille à fixer une ligne directrice digne d’une telle organisation.

Grospiron a les épaules

Si les noms de Marie Martinod et Vincent Jay, les concurrents de Martin Fourcade sont de nouveau cités, leur étoile a pâli. La nomination de l’un ou l’autre apparaîtrait immédiatement comme celle d’un « président par défaut ».

 

Du coup, il semble désormais, à moins de 15 jours de l’échéance, que d’autres noms pourraient émerger. Il se murmure qu’une vingtaine de personnalités seraient sondées, pourtant, il semble qu’une seule coche toutes les cases : l’ancien champion olympique, Edgar Grospiron.

 

Le tout premier champion olympique de ski acrobatique à Albertville 1992 est sans doute celui qui mesure le plus, l’ensemble d’une organisation olympique. Car au delà de sa capacité à savoir communiquer efficacement, ayant longtemps assumé le rôle de conférencier, Edgar Grospiron a déjà piloté un projet olympique. Il était le directeur de la candidature d’Annecy à l’organisation des Jeux d’hiver de 2018. Ce dernier avoue d’ailleurs avoir été sollicité et commence à se projeter « Je suis en train d’étudier, d’échanger avec des gens pour me faire une opinion, de savoir si j’ai envie d’y aller ou pas », explique-t-il.

 

Celui qui l’a approché, c’est le président du Comité olympique français (CNOSF), David Lappartient, aujourd’hui membre éminent du CIO. Longtemps, farouche partisan de Martin Fourcade, il joue de nouveau les entremetteurs afin de gommer cette mauvaise passe et sortir de cette affaire par le haut.

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