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Les CHAUSSURES – Technologie

Dès lors que les chaussures permettent de gagner des courses, elles sont l’objet des soins les plus attentifs. Il n’y a qu’Abébé Bikila au marathon des Jeux de Rome 1960 pour ne pas en faire usage. Mais quatre ans plus tard, lors de sa nouvelle victoire à Tokyo, il a également chaussé des « pointes », comme on appelle habituellement les chaussures d’athlétisme.

 

Ainsi Jesse Owens a lui confié au cordonnier allemand Adie Dassler la confection des chaussures qui lui permettent de remporter quatre titres olympiques à Berlin 1936. Ces chaussures feront la réputation et la fortune du cordonnier allemand qui créera plus tard la marque Adidas.

La course aux records

Les premières chaussures Adidas de Jesse Owens n’avaient que deux bandes. Lorsque les frères Dassler ce sont fâchés et séparés, l’ainé Adie n’a pas été autorisé par son frère à utiliser les deux bandes. Il en a donc ajouter une troisième au milieu pour devenir l’un des logos les plus célèbres au monde « la marque aux trois bandes ».

Aujourd’hui les chaussures grâce à des études élaborées sont encore plus performantes. C’est ainsi que des scientifiques canadiens ont conçu des « pointes » qui limitent les vibrations et qui aident les athlètes à battre des records.

 

Ces chaussures ressemblent à toutes les autres, mais les matériaux sont traités de façon à amortir le traumatisme que provoque le choc du pied sur la piste.

 

Selon les scientifiques, un coureur de marathon peut gagner avec ces chaussures jusqu’à quatre minutes sur l’épreuve de 42,195 Km puisqu’il n’éprouve plus d’appréhension à l’idée de frapper le sol.

La recherche et développement fait le reste

La marque d’équipements sportifs Nike a même investi des sommes records en matière de Recherche et Développent (R&D) afin de développer des chaussures qui permettent là encore de gagner de précieuses secondes dans la course au record.

 

Compte tenu des capacités technologiques des équipementiers, le Conseil de World Athletics a du amender son règlement. Désormais l’épaisseur de la semelle des chaussures à pointes ne pourra pas dépasser 20 mm. Elles pouvaient avoir une épaisseur maximum de 25 mm pour les épreuves du triple saut et toutes celles au delà de 800 m. Cette nouvelle règlementation sera appliquée après les Jeux de Paris 2024 afin de permettre aux équipementiers de s’y préparer.

Quelques innovations remarquables

Dans l’histoire des Jeux quelques chaussures ont été remarquées pour leur originalité. C’est ainsi que le sprinter Trinidadien Ato Bolton, lors des Jeux de Sydney 2000 utilisait des chaussures penchées afin de ne pas se désunir et gagner de la vitesse dans le virage. Elles ne lui ont malgré tout pas permis de l’emporter.

 

Ajoutons que les chaussures les plus chères de l’histoire des Jeux ont été portées, toujours à Sydney par le vainqueur du tour de piste, l’Américain Michael Johnson.

Ces « pointes » dorées (photo) incrustées de gouttelettes d’or 24 carats et conçues par un grand équipementier n’étaient pas à la portée de toutes les bourses.

 

Enfin, dernier exemple d’originalité, cette grande marque qui a inventé des chaussures asymétriques pour la pratique de l’escrime.

Comme un escrimeur a un pied à l’avant et l’autre à l’arrière, il suffit de renforcer le talon du pied avant pour amortir les chocs, tandis que la chaussure arrière est renforcée pour optimiser la poussée.

Cette invention pourrait être adaptée à d’autres disciplines.

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