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Un accroc qui ne valait pas sanction

L’Irlandais Robert Tisdall depuis toujours poursuivait le rêve de devenir champion olympique. Il sacrifie tout à ce projet. C’est ainsi qu’il a dû quitter un travail très lucratif au service d’un maharaja pour vivre dans un wagon de chemin de fer désaffecté dans un verger, où il s’entraînait en courant autour des rangées d’arbres.

Voilà comment il s’est qualifié pour rejoindre l’équipe olympique irlandaise dans le 400 mètres haies. La jeune nation qui n’avait que quatre ans d’indépendance avait besoin de toutes ses forces. Pourtant Bob Tisdall n’avait pas beaucoup de technique car il n’avait disputé que six épreuves jusque là.

 

Malgré tout, ses efforts ont payé. Vainqueur du 400 m haies des Jeux de Los Angeles 1932, l’Irlandais pensait néanmoins qu’il serait disqualifié pour avoir fait tomber le dernier obstacle. C’était alors une faute éliminatoire. Finalement les juges magnanimes, ont fermé les yeux et le titre olympique lui est revenu. En revanche, son record du monde n’a pas été validé.

Juste après, la règle a changé et faire tomber une haie n’était plus éliminatoire.

 

Après ce succès en Californie, Tisdall cédera la domination de sa discipline à celui qu’il avait devancé à Los Angeles, l’Américain Glenn Hardin. Ce dernier s’est imposé à Berlin et a détenu le record du monde pendant 21 ans.

 

Après cette carrière sportive, Tisdall s’est établi en Afrique du Sud, puis a cultivé le café en Tanzanie et exploité une ferme en Australie. Il fut l’un des relayeurs de la flamme lors des Jeux de Sydney 2000 avant de s’éteindre à 97 ans. C’est à cette occasion que celui qui fut un temps, le plus vieux champion olympique en activité, reçu de Juan-Antonio Samaranch, une coupe le représentant… accrochant une haie.

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