Un coup de pouce à l’Organisation des Jeux

Un coup de pouce à l'Organisation des Jeux Le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative de France, vient d'annuler une

Un coup de pouce à l’Organisation des Jeux

Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de France, vient d’annuler une ordonnance du tribunal administratif de Marseille. Elle demandait à l’établissement chargé de la livraison des ouvrages olympiques (Solideo) de mieux informer les citoyens sur la réalisation des infrastructures.

 

L’ordonnance du tribunal administratif de Marseille exigeait plus de transparence à l’égard du public de la part de la Solideo (la société de livraison des ouvrages olympiques). Elle est annulée.

Voilà qui va donner un peu de baume au cœur à son président, Renaud Muselier. Celui-ci est actuellement en conflit avec le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, pour la livraison des ouvrages olympiques à construire dans la Baie des Anges.

 

S’agissant de l’ordonnance annulée, elle avait été prise l’année dernière après qu’un collectif – JOP 2030 – ait demandé une consultation de la population pour l’organisation des prochains Jeux d’hiver. Ce groupe, rejoint par plusieurs élus locaux, accuse l’État et le Comité d’organisation d’outrepasser leur obligation légale de consultation publique.

 

Le collectif a déjà fait parler de lui en demandant au Comité de l’ONU chargé de veiller au respect des principes de la « démocratie environnementale » d’examiner ses griefs vis-à-vis de l’organisation des Jeux.

Il a obtenu une première victoire en novembre dernier. Le comité d’Aarhus a jugé recevables deux requêtes déposées à l’encontre de la France et du COJOP pour “déni de démocratie environnementale”.

Pas de nécessité d’un débat public

Cette fois, c’est le juge des référés du tribunal administratif de Marseille qui avait demandé à la Solideo de mieux informer les citoyens sur la réalisation des infrastructures. Il lui demandait de mentionner les objectifs et les caractéristiques essentielles des ouvrages d’une part. Et d’autre part, si la Commission nationale du débat public serait saisie ou non relativement à la décision de réaliser ces ouvrages.

 

La Solideo s’était alors pourvue en cassation devant le Conseil d’État (photo), se disant « d’ores et déjà pleinement engagé dans une démarche de concertation ».

Trois d’entre elles ont eu lieu dans les Savoie et à Nice.

 

En annulant l’ordonnance, le Conseil d’État a considéré qu’il n’y avait pas la nécessité d’un débat public. L’institution met également en avant l’éloignement des travaux les uns des autres et la variété de leurs finalités pour justifier sa décision.


Lyon fait les yeux doux à l’organisation

Après le malaise né à la suite de l’élection d’Eric Ciotti à Nice, qui veut tout changer à l’implantation des sites olympiques dans sa ville, la ville de Lyon, capitale de la région Rhône-Alpes-Auvergne (AURA) se propose d’accueillir les épreuves de glace des Jeux olympiques 2030.

 

C’est le maire écologiste de la ville, Grégory Doucet, réélu dernièrement, qui fait cette proposition. Il rappelle que la ville possède déjà des équipements de haut niveau et que le Championnat du monde de hockey sur glace y sera organisé en 2028. Pour l’occasion, le Groupama Stadium, le stade de l’Olympique Lyonnais abritera deux patinoires qui serviront à organiser les rencontres. Selon Grégory Doucet, cette organisation pourrait servir de test à l’organisation des Jeux deux ans plus tard.

Il précise par ailleurs que Lyon dispose déjà de la patinoire Charlemagne (4200 places), qui accueille des compétitions de patinage artistique, la petite patinoire Baraban et la Halle Tony Garnier, d’une capacité de 17 000 places, qui pourraient accueillir des compétitions de patinage artistique, de curling ou de patinage de vitesse sur piste courte moyennant quelques aménagements. Enfin, le maire rappelle que Lyon dispose également d’infrastructures urbaines susceptibles d’accueillir un village olympique et un centre de presse.

 

Ce n’est pas la première fois que Grégory Doucet évoque cette ambition. Il ajoute qu’il serait également favorable à organiser la cérémonie d’ouverture dans sa ville. I

La proposition est séduisante, cela d’autant qu’en dehors du COJOP qui y a son siège, Lyon est absente de la carte des Jeux.

 

Lyon a déjà été candidate à l’organisation des Jeux olympiques d’été en 1920 face à Anvers, qui les avait obtenus, une deuxième fois en 1968, mais c’est Mexico que le CIO avait choisie.

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