Un an après, la Seine refait une scène

Un an après, la Seine refait une scène Tandis qu'une vague de chaleur frappe l'Europe, les touristes qui visitent Paris et

Un an après, la Seine refait une scène

Tandis qu’une vague de chaleur frappe l’Europe, les touristes qui visitent Paris et les Parisiens eux-mêmes sont invités à rejoindre le fleuve emblématique pour s’y baigner après un siècle d’interdiction. 

 

Quand on évoque l’héritage des Jeux olympiques, on pense aux stades qui ont été construits, aux nouvelles lignes de métro, mais rarement au simple plaisir de la baignade dans un fleuve urbain. Pourtant, à Paris, ce projet fou est devenu une réalité. Un an après que quelques athlètes ayant participé aux épreuves de triathlon et de nage en eaux libre  lors des Jeux de Paris 2024 aient testés les eaux du fleuve, les Parisiens et les touristes peuvent s’y baigner.

 

Il y a un an, quelques athlètes avaient qualifié l’eau de « répugnante ». Des rapports quelques jours avant les épreuves faisaient état de la présence de bactéries E. coli, susceptibles de compromettre leur santé. D’autres ont minimisé le danger, considérant avoir nagé dans des conditions bien pires.

Un siècle d’interdiction

La baignade dans la Seine a été interdite pendant un siècle en raison de la pollution. La promesse de lever l’interdiction de baignade remonte à 1988, lorsque Jacques Chirac, alors maire de Paris, a plaidé pour son annulation. Il a fallut plus de 35 ans pour y parvenir à l’initiative de la France, de la région Ile-de-France et de la ville de Paris.

 

Rien n’aurait été possible sans l’organisation des Jeux olympiques dans la capitale en 2024. C’est ce projet qui a tout changé. Le fleuve Seine devait devenir l’un des lieux emblématiques de l’organisation.

Non seulement les organisateurs projetaient d’y organiser la Cérémonie d’ouverture, mais le fleuve était nécessaire à l’organisation de l’épreuve de 10 km de nage en eaux libre et des épreuves de natation du triathlon olympique et paralympique.

 

Après de coûteux efforts de nettoyage, de dépollution et d’assainissement de l’eau, la Seine a joué son rôle pendant les Jeux. Mais que restait-il de la promesse de la Mairie de Paris à l’époque, de permettre aux Parisiens de s’y baigner ?

Un héritage fait pour durer

Un an après les Jeux, c’est fait. La période de canicule qui affecte l’Europe actuellement tombe à pic. On peut même penser que des périodes de forte chaleur continueront à se produire dans les prochaines années. Aussi, le fait de pouvoir se baigner dans le fleuve est une aubaine. La ville a établi deux périmètres de baignade ou des piscines temporaires, comme à la Villette (photo ci-dessus).

Des zones équipées de vestiaires, de douches et de mobilier de plage sont également proposées. Tout cela contribue à améliorer la qualité de vie dans la capitale.

Les autorités parisiennes ont expliqué avoir pris plusieurs mesures pour garantir aux baigneurs une réouverture en toute sécurité. Des contrôles quotidiens de la pollution de l’eau sont ainsi réalisés.

La mairie rappelle également les dangers potentiels du fleuve, notamment les forts courants, la circulation des bateaux et une profondeur moyenne de 3,5 mètres. Le fleuve reste un endroit moins sécurisant qu’une piscine traditionnelle. Des maîtres-nageurs évaluent les compétences des baigneurs avant d’autoriser l’accès indépendant… et bien évidemment, il est interdit de se baigner en dehors des zones autorisées.

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