Les athlètes appelés à boycotter les Jeux
Des militants ouïghours, tibétains et hongkongais ont écrit une lettre ouverte appelant les athlètes à boycotter les Jeux olympiques d'hiver
Des militants ouïghours, tibétains et hongkongais ont écrit une lettre ouverte appelant les athlètes à boycotter les Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022.
Ces militants dont l’activiste tibéto-canadienne Chemi Lhamo qui avait manifesté à Olympie (à gauche sur la photo) lors de l’allumage de la flamme ont appelé les athlètes à ne pas soutenir ce qu’ils qualifient de « Jeux du génocide ».
La lettre ouverte longue de deux pages se résume ainsi : « Nous savons que les athlètes sont des personnes de conscience, pleines d’idéaux forts et positifs, et de désirs de liberté et de droits humains. Pour cette raison, nous vous appelons à ne pas soutenir les Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022 ».
« Pékin 2022 n’est pas l’opportunité qui vous a été promise. Thomas Bach et le Comité international olympique vous ont déçu en vous mettant dans une situation où vous devez choisir entre les droits de l’homme ou concourir sur fond de génocide ».
« Nous vous appelons à utiliser votre position, à vous tenir du bon côté de l’histoire et à dire non aux Jeux sur le génocide ».
Un boycott des sportifs unanimement rejeté
Parallèlement à la lettre ouverte, les militants ont lancé un nouveau site Web intitulé Athletes Wanted, pour partager des informations avec les athlètes olympiques sur la situation des droits humains en Chine.
A ce jour, l’Australie, le Canada, la Grande-Bretagne et les États-Unis font partie des pays qui ont déjà annoncé un boycott diplomatique de Pékin 2022 pour protester contre le bilan de la Chine en matière de droits humains. Toutefois si l’ensemble de ces pays n’enverront aucun représentant politique ou diplomatique aux Jeux, tous soutiennent que les athlètes pourront se rendre à Pékin afin d’y défendre leur chance sportivement.
D’autres pays, dont la France, l’Iran, la Corée du Sud et la Lettonie, ont déclaré qu’ils ne se joindraient pas au boycott diplomatique, tandis que de nombreux pays sont indécis sur leur position sur la question.