La Russie espère, l’Ukraine s’oppose
La Russie espère, l'Ukraine s'oppose L'équipe olympique nationale Russe se prépare pour les Jeux de Los Angeles 2028 après avoir pris
La Russie espère, l’Ukraine s’oppose
L’équipe olympique nationale Russe se prépare pour les Jeux de Los Angeles 2028 après avoir pris conscience qu’elle ne sera pas de la fête aux Jeux d’hiver de Milan Cortina 2026. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a pu s’entretenir avec Kirsty Coventry. Il attend que l’organisation mondiale du sport reste ferme.
Depuis plusieurs mois déjà, la Russie a abandonné l’espoir de présenter une équipe complète aux Jeux de Milan-Cortina 2026. Au mieux, comme l’a dit, Kirsty Coventry au journal l’Équipe en juin dernier, « Je ne vais pas anticiper les décisions de la commission exécutive, mais je pense que nous suivrons probablement la même décision que pour Paris ».

Aussi, la Russie espère désormais une participation complète aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Mickaël Degtyarev (photo), qui est à la fois ministre russe des Sports et président du Comité olympique russe, ne perd pas l’espoir de voir le CIO revenir sur sa décision d’exclure son pays du sport international.
Il sait néanmoins que cela prendra un peu de temps comme il le répète à l’envi. En attendant, il pose les bases de ce retour. Non seulement la Russie se conforme désormais au Code mondial antidopage, mais le pays ne désespère pas non plus d’accueillir les Jeux d’ici quelques années.
Une Russie au complet à LA28 ?
Le Comité international olympique (CIO) a autorisé un groupe de 15 athlètes russes et 11 participants biélorusses à concourir sous un drapeau neutre, sans symboles, hymnes ou affiliations nationaux aux Jeux de Paris 2024.
Un chapitre humiliant pour un pays qui compte quelques-uns des plus grands champions du sport international. Mais Degtyarev veut croire que ce chapitre est terminé. « Nous organiserons la 2e Spartakiade d’été (nouvelles) avec nos meilleurs athlètes. Ils seront 9 000. Il s’agit d’une compétition nationale qui distinguera les meilleurs». Il ajoute : « Nous commencerons la sélection des candidats pour les Jeux olympiques d’été de 2028 à Los Angeles ».
Même si la guerre entre la Russie et l’Ukraine est loin d’être terminée, les Russes sont pressés de tourner la page. Pourtant plusieurs pays, associations d’athlètes et organisations de défense des droits humains font valoir que le retour de la Russie dans le sport international porte atteinte aux sanctions internationales et aux principes d’équité dans le sport.
En réponse, le CIO a établi des critères d’éligibilité stricts : les athlètes doivent se soumettre à un contrôle indépendant, prouver qu’ils ne sont affiliés ni à l’armée ni aux services de sécurité, et ne doivent pas avoir exprimé leur soutien à la guerre en Ukraine. Tous les sports d’équipe restent interdits.
La riposte ukrainienne
Trois ans après le début du conflit, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pu s’entretenir avec Kirsty Coventry. Il lui a rappelé que la Russie poursuit son agression et ne fait aucun pas vers la paix. Selon lui, 600 athlètes et entraîneurs ukrainiens ont été tués par les attaques russes, et des centaines d’installations sportives ont été détruites.« L’Ukraine, comme de nombreux autres pays défenseurs de la vie comptent sur le CIO pour maintenir la position de principe défendue lors des Jeux de Paris face à la Russie agressive et à sa complice, la Biélorussie », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
La présidente du CIO a entendu cette revendication, néanmoins avec le pragmatisme qui la caractérise, elle écoute, consulte et discute. Elle a juste fait savoir que les pourparlers concernant le retour potentiel de la Russie au sein du sport international se tiendraient prochainement.
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