Quand rien ne tourne dans le bon sens !

La nageuse hollandaise Willimijntje Den Ouden (1918 – 1997) n’a pas eu la vie facile, bien au contraire. Rien ne s’est jamais déroulé comme elle l’espérait et son histoire n’est faite que de malentendus.

 

Pourtant, tout avait bien commencé pour elle. Détentrice du record des Pays-Bas dès l’âge de 13 ans, Willi Den Ouden devient une vedette néerlandaise lorsqu’elle participe aux Jeux olympiques de Los Angeles 1932 (photo).  Favorite du 100 m nage libre, elle finit seulement deuxième.

 

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de Berlin 1936, elle est de nouveau largement favorite pour remporter le 100 m nage libre, mais elle rate complétement sa course. Heureusement, elle remporte une médaille d’or au relais 4 × 100 m libre féminin avec ses compatriotes Tini Wagner, Rie Mastenbroek et Jopie Selbach.

 

Considérée comme « le miracle de la natation hollandaise » Willie Den Houden depuis son plus jeune âge dispose d’une cour importante. Elle descend dans les meilleurs hôtels et les créateurs de mode lui dessine de beaux vêtements. Pourtant, il se dit que la jeune fille, un peu vaniteuse manque de tactique. Elle nage bien et vite mais elle n’est pas faites pour la compétition.

 

Willi Den Ouden détiendra malgré tout le record du monde du 100 m nage libre pendant près de 23 ans, de 1933 à 1956 jusqu’à ce que Dawn Fraser ne le batte.

D’échec en échec

Elle prend alors sa retraite sportive en 1938, à l’âge de 20 ans. Enrôlée dans un film belge, elle ne passera jamais à la postérité. Le film ne verra jamais vu le jour en raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

 

Ces malheurs vont continuer. La famille de son fiancé part pour les États-Unis et elle ne le reverra plus. La maison familiale est détruite lors du bombardement de Rotterdam en 1940. La plupart, sinon toutes ses médailles et ses prix ont été perdus dans les décombres en flammes.

 

Willi Den Ouden fui alors en Angleterre où, elle se marie au fils d’un diplomate suédois en poste à Londres. Le couple a déménagé en Suède, mais ils ont rapidement divorcé.

 

Rentrée à Rotterdam après la guerre, elle s’est mariée encore deux fois, mais les couples n’ont duré que quelques mois.

 

Finalement, Willi Den Ouden a passé le reste de sa vie dans l’anonymat comme vendeuse de vêtements dans sa Rotterdam natale. Elle n’a plus jamais voulu entendre parler de natation bien qu’elle ait été intronisée au Temple de la renommée de la natation internationale en 1970.

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