PRISE d’OTAGES et MASSACRE de MUNICH 1972
PRISES d’OTAGES et MASSACRE de MUNICH 1972 La prise d'otage au Village olympique de Munich 1972 et le massacre qui s'en est
PRISES d’OTAGES et
MASSACRE de MUNICH 1972
La prise d’otage au Village olympique de Munich 1972 et le massacre qui s’en est suivi est sans aucun doute l’épisode le plus sombre de l’histoire des Jeux olympiques.
Cela fait plus de 15 jours que le Village est ouvert à ses milliers d’occupants et les Jeux sont entrés dans leur deuxième semaine. Au village olympique de Munich, l’ambiance est souvent bon enfant. Le personnel de sécurité se montre discret. Il est principalement chargé de gérer les accréditations ou les excès d’ivresse, les soirs de victoire.
Il est ainsi très facile de passer d’un bâtiment à l’autre en escaladant les grillages qui les séparent sans utiliser les entrées officielles. C’est souvent ainsi que les athlètes de plusieurs nations rencontrent des athlètes d’autres pays pour fêter l’amitié entre les peuples.
Au dixième jour de compétition, en pleine nuit, le 5 septembre 1972, une activité particulière se déroule à Conollystrasse, une des artères du Village. Huit membres de l’organisation militante palestinienne Septembre noir, en survêtement pour ne pas éveiller les soupçons, franchissent les grillages avec leur sac de sport chargé de fusils d’assaut. Quelques sportifs canadiens présents ne s’émeuvent pas de la situation et les aident à passer les grillages.
Ils pénètrent dans le bâtiment où séjourne la délégation israélienne.
Réveillés par le bruit du matériel déposé dans le hall, deux athlètes israéliens tentent de s’interposer. Ils sont immédiatement abattus. Les coups de feu alertent les services de sécurité, mais c’est déjà trop tard. Neuf autres membres de l’équipe israélienne sont pris en otage.
Une opération bien préparée
L’opération est baptisée « Bir’im et Iqrit », du nom de deux villages palestiniens dont les habitants avaient été expulsés par Israël pendant la guerre de 1948. L’opération a été soigneusement préparée plusieurs mois à l’avance. Les terroristes auraient, semble-t-il, bénéficié de complicités de l’extrême gauche ouest-allemande.
Peu après la prise d’otages, le commando exige la libération de plus de 300 personnes. Il est question de Palestiniens et d’autres prisonniers détenus en Israël, ainsi que celles d’Andreas Baader et d’Ulrike Meinhof, les fondateurs de la Fraction armée rouge emprisonnés en Allemagne de l’Ouest.
La Première ministre israélienne, Golda Meir, refuse toute négociation. Le corps d’une des victimes est jeté du balcon par les terroristes afin de démontrer leur détermination. Le ministre de l’Intérieur allemand Genscher prend alors les affaires en main. Il mène les négociations avec un homme tout de blanc vêtu et portant un bob blanc, le chef du commando, Luttif Afif.
Après de longues heures de négociation, les terroristes demandent un avion pour Le Caire.
Le massacre de Fürstenfeldbruck
Un Boeing 717 est affrété et positionné sur la base aérienne militaire de Fürtenfeldbruck. À l’intérieur, six policiers sont déguisés en membre d’équipage, prêts à intervenir. Les autorités allemandes pensent facilement se défaire des 4 à 5 terroristes supposés. Mais les choses se compliquent rapidement.
Lors du transfert en hélicoptère des otages et des terroristes jusqu’à la base de la Luftwaffe, les policiers allemands découvrent qu’en fait le commando est composé de 8 membres.
Les six policiers à l’intérieur de l’avion abandonnent leur mission devenue impossible. Seuls les tireurs d’élite restent en position.
Lorsqu’une partie des terroristes monte à bord de l’avion pour l’inspecter, ils découvrent qu’il n’y a pas de personnels à bord et qu’ils sont tombés dans un piège. Ils alertent leurs complices restés avec les otages dans l’hélicoptère.

Les victimes israéliennes, le policier et le pilote abattus par les terroristes
C’est le début du massacre. Les tireurs d’élite tirent dans tous les sens, mais ils sont mal équipés et ne parviennent qu’à tuer un seul terroriste. Ils demandent des renforts, mais tout va trop vite. Mal préparée, l’opération tourne au fiasco.
Dans la confusion, les terroristes abattent froidement les 9 otages israéliens. Quatre d’entre eux finiront par tomber sous les balles des policiers allemands. Un pilote d’avion et un policier, victimes collatérales, seront également tués.
Trois terroristes échappent au massacre. Ils sont arrêtés par la police.
Dans le monde, l’émotion est à son comble. Pourtant, après une journée de deuil, le président du CIO de l’époque, l’Américain Avery Brundage, ordonne la poursuite des Jeux. Le Mouvement olympique l’écartera à la première occasion.
Colère de Dieu
En représailles, la Première ministre israélienne Golda Meir, décide d’une opération militaire. Elle est baptisée « Colère de Dieu ». Quatre jours après le massacre, l’aviation israélienne bombarde des bases de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en Syrie et au Liban, faisant environ 200 morts.
Le 29 octobre, un avion de la Lufthansa est détourné. Les terroristes exigent la libération des trois membres du commando palestinien. L’Allemagne, peu encline à rendre des comptes sur la gestion catastrophique de cette crise, libère les prisonniers. Il n’y aura pas de procès.
Les hommes du Mossad, les services secrets israéliens rendront justice à leur manière. Ils finiront par les retrouver et les éliminer. Pendant cette traque qui durera plusieurs mois, plusieurs personnalités palestiniennes qui auraient aidé à la préparation de la prise d’otage seront également assassinées.
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